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extrait d'un livre de Naguib Mahfouz -(auteur egyptien)
L'aube s'est tue. sur les rives du nil, sur le bateau ou dans le désert,
l'aube s'est tue. et rien ne peut témoigner qu'un jour elle a parlé,
à une mémoire en miettes. a quoi bon continuer a scruter le ciel,
la rage au ventre, poussant des cris désespérés. les rimes dérisoirs...
...j'ai parlé aux chaises,aux murs, aux étoiles et a l'obscurité;
je me suis disputé avec le vide, j'ai flirté avec quelque chose qui
n'existe pas encore, pour trouver, enfin, le réconfort dans la sombre
perspective de mon propre anéantissement. tout s'est dégradé.
même les lois qui gouvernent l'univers n'ont plus aucune valeur.
suis-je seulement sur que le soleil va se lever demain? comment
pourrais-je alors me pencher sur un dossier d'affaires ou discuter
de problèmes domestiques? quelle erreur que cette trève qui m'a
ramené a la maison! ai-je dis a ma chambre fermée. et au
chat qui se frottait contre mes jambes: d'accord, j'ai compris,
je m'en vais, je vais quitter ces lieux chargés de frustration.
...
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