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Je sens les prémices d’apostasie

le lundi 07 mai 2012, à 23:14. Posté par Dad Allaoua


    Je sens les prémices d’apostasie

    Dans les agissements saugrenus
    Qu’on témoigne et la froideur
    Acerbe cernant les âmes perdues,
    Dans l’ombre abjecte de la férocité,

    On sent les prémices d’apostasie
    Dans les paroles, la méchanceté
    Dévoile l’abjection de la frénésie
    Qui nous guide droit vers la bestialité

    Sans Laisser les étincelles allumer
    Le feu pour saisir l’odeur du brasier
    Qui enflamme nos âmes désarmées
    Par les accélérations du sablier.

    On essaye d’imaginer l’au-delà
    Et dévoiler les intrigues que le sort
    Trame, on se retrouve face au cobra
    Qui reflète dans ses yeux la mort,

    On cherche la douceur humaine,
    Sans les malheurs qui font saigner
    Et pleurer la lune, qui nous mène
    Vivre et détruire la toile d’araignée,

    Qui garde le bien prisonnier par
    Les Mauvais Anges anathèmes du ciel,
    Chancres des cœurs et dards
    Traversant nos âmes par le fiel

    Sur les flots successifs des bobards.
    On aime, flairer l’odeur que le vent
    Apporte, déterrer les traquenards
    Et éviter aux rossignols innocents

    D’être poursuivis par le flambeau
    Des chaumes brulés sur la terre
    Philosophale, où on souille le beau,
    On infeste le pur et on fait taire

    Les oiseaux dans les airs, sans trop
    Penser aux maux de la jeunesse
    Malade qui s’enivre du sirop
    D’érable et se nourrit du lait d’ânesse.

    Sans être l‘objet de la perversion,
    On tend la main et on ferme les yeux
    Sans chercher à connaître la raison
    Qui console nos cœurs généreux,

    Ou fait fuir l’orage qui cerne l’âge
    Dans l’ombre de nos incertitudes
    Et roule dans la boue noire l’image
    Reflétée sur l’eau calme et limpide

    De la nappe où se meuvent nos esprits.
    Nous nous sentons souvent victimes
    Et bourreaux sans entendre nos cris.
    Nous sommes entrain de voir les crimes

    Du sort se défiler dans le miroir,
    Loin de fuir nos propres blasphèmes
    Ou de renier notre propre histoire
    Mais la félonie n’est pas le système

    Qui actionne nos comportements,
    Au contraire ! Elle fige nos langues,
    Paralyse nos mains pour longtemps,
    Et cause dans nos êtres un big-bang

    Puissant qui éponge à notre ciel
    Les étoiles, disperse de nos jardins
    L’eau fraîche, chasse le soleil
    De l’univers et noircit nos chemins.

    Dad Allaoua


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