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Bleuie est la vie …
Ayant vu la douleur dans les marécages
Les troubles sur les frontons, l’homme
De son avidité inutile pille nos jardins
Dans ses paroles se fanent les âmes folles
Et, tremblant dans sa lutte, le rêveur insondable
Nous crie : " j'ai voyagé " car vous vouliez périr…
Bannissez les fenêtres immobiles dans ce courant
La peur au froid descendu, la terreur dans nos fioles
Aimez la femme, mère de nos caresses passées
Les greniers où sont rangés : musique et poèmes
Pardonnez à votre cruauté qui écrase et qui foule.
Ecoutez la colère ...ce ricochet fait au silence
Toi qui criait : " tant de ruines, tant de blessures !
J’écris sur ma peau ; vit un songe lumineux
Purge les années de tristesse, les jouets de nos juges
Pardonne la rouille, de nos assassins… de nos décadences.
Alors s’éloigneront les roses fanées, la pâle mort
Naîtront les iris bleuis en nos corps endormis
Odeur d’un brasier nouveau dans cette nuit inclémente
A cette journée émergée, j’oublie toute l’absence
Je reviens dans ce corps-à-corps enfantant
Où toujours se délivrent les secondes éblouies
Comme une pensée aimante jusqu’au tombeau
L’éclat du miroir mère/terre de la clairvoyance
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