** MAMERALICE **

 

Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

** L'amour maternel **

le mardi 08 mai 2012, à 17:40. Posté par André


** L’amour maternel **

Lorsque j'étais enfant, pas plus haut que trois pommes,
Et qu'un petit chagrin perlait à mes paupières,
Ma mère tendrement m'appelant « petit homme »,
Me pressait sur son sein marmonnant une prière.

Sa manière d'agir pour assécher mes larmes,
Par des mots enchantés qu'elle puisait dans son cœur,
J'étais sûr qu'il était, ce cœur remplit de charme,
E n trop plein de tendresse dispensée à toute heure.

J'ai grandi doucement auprès de cette source,
Buvant avidement et jusqu'à satiété
Sans jamais la tarir, par l'immense ressource
De refaire le plein sans cesser de donner.

J'ai abusé souvent de ce grand privilège,
Quand j'étais mioche, pour enrayer mes peines,
De ses divins câlins, fort de leurs sortilèges,
Agrémentés parfois d'une vieille rengaine.

Les années ont passé érodant ma jeunesse,
Me poussant doucement au seuil de mes vingt ans.
J'ignorais que j'étais gardien de sa tendresse,
Que pour y accéder, le sésame est Maman.

Quand ce mot merveilleux vient effleurer mes lèvres,
Et que le vague à l'âme envahit mes pensées,
Il calme ma douleur et apaise ma fièvre,
Et me fait retrouver ce calme du passé.

Combien de fois a-t-il résolu mes problèmes,
Insolubles pour moi, pour lui un jeu d'enfant.
Quelques mots de douceur, dans ma tête ils sèment,
Chassant subitement mes tracas du moment.

Car l'amour maternel n'a aucune limite,
Il panse les bobos, cicatrise les cœurs,
On peut tout lui confier sans que l'on démérite,
Absoudre est sa raison, le pardon sa rigueur.

Et d'avoir tant donné cet amour méritait,
De survivre longtemps afin que je m'acquitte,
De cet emprunt d'enfant et pouvoir en secret,
Lui rendre au centuple ma passion qu'il mérite.

Je n'ai pu exaucer ce rêve de chimères,
Offrande impossible d'un amour disparu,
A qui pourtant encor j'adresse mes prières
Lorsque dans ma tête la douleur s'y inclus.

Malgré le poids des ans qui me plient aujourd'hui,
Et mêlent ma mémoire sur ce temps révolu,
Je ne puis oublier ce passé qui s'enfuit,
Espace de ma vie que ma mère a conçu.

(N°13) André le 29 Décembre 1992

<< Retour aux poèmes

 

commentaires ( 0 ) (Ajouter un commentaire)

Ajouter un commentaire à ce poème en tant que :

Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour poster un commentaire.

 

 

Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

Hébergé gracieusement par MesPoemes.net - Créer un site internet