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L’oubli est notre maison…
Cette femme écorchée /cœur débarqué
Dans l'attitude des souvenirs enfouis
Elle ne savait plus le gout des choses
Magnifique être aux pétales froissés
Ton supplice retient : la délicatesse blessée,
La marche fragile au masque translucide,
Les foules qui piétinent les braises de ta vie,
Les corps abandonnés…les esprits en pointillés
Ton essence au languissement évaporée
Se livre aux juges pensifs / aux récifs acérés
Eux qui s’abreuvent en brisant le frêle esquif
Par le cachot….coupable d’avoir cent étés
Mais la nuit se souvient de tes amitiés
Alors aujourd’hui, je sais où tu vas…
Tu vas par ta mémoire dans les vents
Disperser l’amour à toutes les inhumanités
A ceux qui vivent dans les brumes du lac gelé
Au fil de tes derniers jours, de tes derniers pleurs
Tu ramènes nos cœurs vers les anges, l’oubli…
Là où se meurent les soupirs des cyprès.
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