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COUP DE FIL
Qu’il est doux sur les lignes
D’entendre appeler : Papa.
Mais je perçois les signes,
Des fils se tendent déjà.
Je suis leur papa Joël
Qui guette le combiné
Seul, sans croire au père Noël,
La vie s’est mal combinée.
Mes yeux lourds suivent les fils
Par-delà les montagnes
Où les images défilent
D’un bonheur qui s’éloigne.
Combien faut-il d’unités
Pour que nous soyons unis ?
Une seule en vérité,
Une seule aurait suffi.
Le poste reste muet
Mes mômes m’ont oublié,
Un jour de plus, à regret
Demain je vais appeler.
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