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BURQUA PAS. (Tchao tchador)
Faut-il qu’elle soit si moche
Pour se voiler la face,
Mariée au dieu fantoche
Mêlant femme et garce.
Ou, est-elle trop belle
Astre extraordinaire,
Pin up d’un dieu ombrelle
Noyée à l’écran solaire.
Dans son linceul noir de pureté absolue,
Seuls scintillent deux yeux de jais, au soupirail
D’une cave sans esprit.
Ce store qui se veut anti viol de sa vertu,
D’un magasin vide de sens et de vitrail,
Expose des diamants sans vie.
Enroulée dans sa voile au mat rigide
De bêtise, ectoplasme sans visage,
Elle reste en cale sèche.
Ce voile gonflé d’un orgueil frigide
La laisse en rade privée de voyages,
Ancrée, au cœur revêche.
Le choix de cet isoloir à doubles rideaux
L’éloigne de la démocratie laïque ;
C’est son choix, elle vous le jure.
En s’éloignant dans ce cloitre des idéaux
L’abat-jour d’une lueur en mort clinique
Eteinte sur le futur.
A-t-elle peur de son regard
Dans le regard des autres,
Ce reflet dans le miroir
Que sont les yeux des autres ?
A se voiler la face,
Elle n’ose plus faire front,
Alors elle se casse
Dans sa prison de chiffons.
Derrière le cache misère d’une foi
Au feu intérieur contenu par la suie
D’une cheminée morte,
Enfermée dans un couvent de tissu de soie,
Maitresse d’un dieu jaloux qui fit
Murer la grande porte ;
Cette nonne de l’islam sur radicalisé
Par le fanatisme borné de l’absolu,
S’enterre dans de beaux draps,
Cette vaine quête du néant dans le noir
De l’ignorance du bonheur de la liberté,
Camisole de force
D’un féminisme avorté dans le couloir
D’une cellule en toile fanatisée,
S’étiole avec force.
Corbeil le 27-01-2010
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