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DERNIER AMOUR.
Peu m’importe que vous ayez été sages,
Si belles et même parfois d’avantage,
Platoniques ou de voluptés charnelles,
Vous mes amours que je croyais éternelles,
Vous ne pesez pas lourd
Pour mon dernier amour.
Ne reste aucune place au ciel de mon cerveau,
Le savez-vous ? Le dernier est toujours le plus beau.
J’enrage trop souvent de vous avoir aimées,
D’avoir été votre amant fou, prostituées
Aux seins avides, aux blanches cuisses fermées,
Aux dents cachées derrière vos lèvres pincées.
Muses de pacotille
Vous n’êtes que guenilles
Pendant tristement au mât fier de mon flambeau,
Savez-vous, Le dernier est toujours le plus beau.
Si je pouvais vous renier, là, en un seul bloc,
Avoir pour une fois le cœur dur comme un roc,
Un galet, un granit pour user le vôtre
Comme vous en avez éclaté beaucoup d’autres,
Mais cela je ne puis
La haine s’est enfuie
Et ne viendra jamais nager dans mes vaisseaux,
Savez-vous, le dernier est toujours le plus beau.
Au diable, ces chiennes aux dents de vampire
Lapant les larmes, même pour un empire,
Excepté celui d’un paradis sur terre,
Les bras d’une femme aux yeux verts, si fière
De me savoir heureux,
Pour elle brûle le feu
Sous la toute première ride de ma peau,
Savez-vous ? Le dernier est toujours le plus beau.
Que le vent les emporte dans ses illusions
De rage de vivre leurs prochaines passions,
Pour moi, le seul amour restera la clarté
Verte de l’espoir de mon amour nouveau-né,
L’espérance est vaine
Des amours anciennes,
Jamais je ne resterai lié au poteau,
Savez-vous, Le dernier est toujours le plus beau.
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