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Sur cet oreiller je suis venu ramassé,
Les poussières des rêves que tu faisais,
Une à une je les ai récolté,
Tel la plus délicate des fleurs je les effleurai.
J'en ai ramassé un flacon,
Sans en connaître la raison,
Et au vent je les ai parsemé,
Je les ai vu s'envoler.
Choses étranges,
Que peuvent faire les rêves d'un ange,
J'ai vu les champs se colorer,
Les oiseaux se mettre à chanter.
Et quand ces êtres elles sont venues toucher,
Ces corps sans âme qui ne savait encore aimer,
J'ai vu naître ces sourires,
Leurs regards luire.
Puis j'ai croisé ses yeux,
Ta douceur ils avaient en eux,
Et cette immense chevelure,
De tes ailes elle avait l'allure.
Et j'ai vu briller cette lueur,
Qu'elle avait au fond de son coeur,
Il y brillait cette petite poussière,
Issue de ce rêve que tu faisais hier.
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