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Que me restera-t-il de ces processions,
De ce Dieu qu’on m’a dit en génuflexions,
Quand volent les corbeaux en leur noire soutane
La perverse oraison qu’une errance condamne ?
Que me restera-t-il de ce long chapelet,
Anonné sans faillir tel un vieux pipelet,
Quand leurs mots sonnent creux de tout amour biblique
Et que se perd l’humain dans un credo cynique ?
Que me restera-t-il de cet espoir naïf,
Planté en la candeur de l’enfant émotif,
Quand leur beau paradis ouvre si peu de portes
Pour un cercueil perdu au milieu des cloportes ?
Peut-être l’abandon en un repli de l’âme,
La légère clarté d’une petite flamme,
Un voile sur ma vie au parfum d’autrefois,
Le frisson d’un Ave murmuré quelquefois ;
Ou le reflet sacré d’une intime confiance
Quand se perd l’inutile en des bras d’innocence,
Faisant du doute un choix, la valeur d’un parcours,
Que nous suivons, chacun, sans céleste secours.
6 Juin 2012
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