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AVEC PEINE
A Pénélope.
Pén’ éclopée, je rame, je rame
Mais sans en faire un drame,
J’enfile, je défile, je refile
L’aiguille en plein dans le mille.
Pén’ éclopée, je rime, je rime
Et pour cela je trime
En cherchant dans tête cervelle
Où il y a de graves séquelles.
Pén’ éclopée, je flotte, je flotte
Allégrement dans ma tête culotte
J’en ai trouvé je te rassure
Mais hélas, pas à ma pointure.
Pén’ éclopée, je lutte, je lutte
Pour pouvoir amortir la chute
Car il faut bien quand même
Que je termine ce poème.
Pén’ éclopée, J’espère, j’espère
Et ça sans tomber par terre,
Pouvoir refaire des galipettes
Et lever très haut les gambettes.
Pén’ éclopée, je fonds, je fonds
Même en mangeant du gras mouton,
Je n’ai que la peau sur les os,
Il n’y a rein à faire ce n’est pas beau.
Pén’ éclopée, je cours, j’accours
Rien que pour faire un brin de cour,
Toutes voiles au vent, déployées
Qui se transforment hélas en risée.
Pén’ éclopée, je viens, je reviens
Des chemins étroits de mon destin
Semés d’ornières, nids de poule, trous
Pour finir à plat, crevé, à genoux.
vieille connaissance perdue de vue, peut être se reconnaitra-t-elle?
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