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TESTAMENT.
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J’ai croisé un certain soir, à l’heure du chien loup,
Quand la mort et la vie se croisent, rendez-vous
Funeste s’il en est, la Parque poireautait,
La vie en retard, très à l’aise musardait,
Avait empreinté la route buissonnière,
Pour me donner le temps de voir le notaire.
N’oublier pas dans mon caveau
D’y loger aussi mon cerveau,
Il serait très regrettable
De lâcher cet incapable.
La vie en négociant un petit rabiot
Mettait dans son assiette lapins et poireaux,
Pour me faire réfléchir à mon testament,
Las, tragique méprise, j’ai lu : ¨test-amant¨,
Cette succube à la faux a hurlé au viol,
Et me voici au travers des cieux, en plein vol.
N’oublier pas dans mon caveau
D’y loger aussi mon cerveau,
Il serait trop chimérique
De ne pas lui scier la chique.
A la vie je laisse ma peau,
A la terre je lègue mes os,
Au futur je mets au fond de l’escarcelle
Mes rêves d’humanité universelle,
Les cendres de mes amours bien trop cruelles.
N’oublier pas dans mon caveau
D ’y loger aussi mon cerveau,
Il serait très inconvenant
De laisser libre ce manant.
(L'ORIGINE PAROLE DE CHANSON)
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