|

LE PORTAIL
De ce riant portail ne restent que les rives,
Nous le passions pourtant allants chasser la grive,
Aussi fier qu’Artaban par défaut remplacé.
Nous narrions bien enfin les échos réchauffés.
Des victuailles aillées que nous avions plumées
Telle des épopées nous les contions narquois
Nous n’avions que le verbe assisté de la verve
Et des flèches de bois sorties de leur carquois
Pour ramener vers nous ce sacré Cupidon
Traînant derrière lui tous nos exploits passés
Oh vieilles chastes drôles, tenues par le chignon
Vous disiez haut et fort ce n’est point vérité !
Défendant bec et ongles et à couteaux tirés
La porte défendue et cette clé perdue
Invoquant le mirage et son ombre ténue
Survenu comme un rêve qui se serait placé.
La vérité :touchée ,entrée dans le concours
Où on l’aurait placé seul et simple boulon
Sous la forme d’un trait lancé par Cupidon.
C’est étrange, d’être ainsi visitée haut et court
Si par le fait du hasard m'ayant rien amassés
ni des choses ni des faits que vous ayez vus
Allez voir ce portail de vos exploits passés
Qui vous mène au sérail d'expériences vécues.
Prenez donc le fil qui vous pousse à rêver
Qu'aujourd'hui pour la première fois vous passez
Ces hauts vantaux de la porte byzantine
N'oubliez jamais ! : Sous les fourches Caudines..
De ce riant portail ne reste que les rives.
Nous le passions pourtant allant chasser la grive...
|