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L'homme ne se construit qu'en poursuivant ce qui le dépasse.
André MALRAUX
Il y a d’autres présents !
Chacun résonne dans " sa creusitude ?"
Si l'autre n'a d'autre regard que celui de la haine !
Il me plait de croire que le bonheur est là !
Oui, là ! Juste derrière cette porte !
Mais, ou trouver cette certitude,
Que l’amour est au bout de ma peine,
Quand l’horreur presse le pas,
L’hideuse détresse en escorte ?
C’est à toi que je parle, mon enfant ,
Au soir de ma vie, il y a d’autres présents !
C’est pour toi que je pleure, mon enfant ,
A l’aube de ta vie, il y a tant de printemps !
Tu n’es pas encore né,
Que mes larmes inondent ton histoire.
Il me faudra te protéger,
De la tentation du dérisoire.
Tu n’es pas, encore né,
Que je te forge une armure,
Forte de cette innocence,
Que sera ta naissance !
C’est à toi que je parle, mon enfant ,
Au soir de ma vie, il y a d’autres présents !
C’est pour toi que je pleure, mon enfant ,
A l’aube de ta vie, il y a tant de printemps
Je m’éteins, peu à peu, devant l’idiotie,
Me battant pour des mots,
Ne voulant plus rien dire.
Comme Don Quichotte, devant la connerie,
Mon honneur est plus beau,
Même si, le monde doit en rire !
Et pourtant, mon enfant, mon tout petit,
Chaque nuit, au-delà de mes insomnies,
Pour toi, mon enfant, mon tout petit,
J’irai me perdre aux bords de tes nuits.
Le regard usé à épier tes souffrances,
Je te rejoindrai dans ta frêle innocence.
Je vais vite cacher ces mots sans importance,
Et attendre patiemment, quelque peu à distance,
Ce tout premier sourire,
Que tu pourras m’offrir.
C’est à toi que je parle, mon enfant ,
Au soir de ma vie, il y a d’autres présents !
Vincent
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