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ETRANGE

le vendredi 15 juin 2012, à 10:55. Posté par FRANEK


    ETRANGE
    Le soleil crève
    S’écoule
    Et s’épuise
    Comme un long rêve,
    Il roule
    A sa guise.

    Les arbres se couchent
    Un à un,
    L’effort les touche
    Hélas, en vain.

    Sur tes cheveux rouges
    Plane un corbeau,
    L’enfant vert
    Veut remuer, bouge
    Découvert
    L’esprit suit l’eau.

    Le feu jaillit
    Et purifie.

    Sur toile
    L’ombre rampe
    Et voile,
    Enserre les tempes
    De la tête douloureuse.

    La terre se fissure
    S’ouvre,
    La mer envahit
    Les gorges
    Et la chair en pâture
    Couvre
    Le grand paradis,
    Se forge
    Une autre vie.

    Sur le monde règne
    Un vautour,
    On nous enseigne
    Que toujours
    Est l’homme.

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commentaires ( 3 ) (Ajouter un commentaire)
elena le samedi 16 juin 2012, à 12:42
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http://www.mespoemes.net/elena
Poème très prenant à lire et à relire. Merci pour ce très très beau partage. Amitiés

didou le lundi 18 juin 2012, à 16:31
bonjour franek étrangeté de l'homme qui perd le controle de ces sens dans ce poème ou tourne la haut le vautour près à dépecer sa chair...

domidom le lundi 18 juin 2012, à 16:59
Certain êtres humains sont conçus de tel façon, que l'on peut effectivement les comparer aux vautours...
Bien inspiré....
Amicalement....Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom

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