JARDIN DE LUNE

 

Mes poèmes - Livre d'or - Liens - Moi

 

Le testament d'Azathoth (suite 2)

le samedi 16 juin 2012, à 13:04. Posté par Philip de Berg


    (...) Peu à peu, nombre d’habitants du bourg, pourtant respectueux du vieux professeur, préféraient éviter de le croiser.

    C’est pour ces raisons que lorsque je débarquai à Dunwich, j’eus toutes les peines du monde, dès avant de rencontrer le Pr Clearwater, à recueillir de la part de la population locale, des impressions sur ce citoyen peu commun, qui m’auraient permis de mieux cerner sa personnalité mentale. Et lorsque j’évoquais les comportements singuliers du notable dont on m’avait rapporté les étrangetés depuis Providence, mes interlocuteurs feignaient la plupart du temps l’ignorance.

    Les travaux personnels d’Abbott Clearwater m’avaient toujours intrigué et sous le génie remarquable du personnage, j’avais toujours pressenti comme une sombre préoccupation qu’il cachait tant bien que mal mais qui, pour un observateur attentif et curieux comme je prétendais l’être, transparaissait discrètement, que ce soit au cours des nombreuses conférences qu’il donnait où au travers de ses rares mais érudites publications.

    J’avais fait sa connaissance à Boston. J’étais alors jeune journaliste attaché à ce marginal périodique très prisé par le milieu estudiantin, The Heights, et j’avais réussi à convaincre mon rédacteur en chef de faire un reportage sur une intrigante causerie qu’il entendait donner au Boston College, l’université privée sur Chesnut Hill. Le thème de la conférence portait sur « l’approche tératologique et comportementale de certaines populations du littoral de la Nouvelle Angleterre » et j’avais peu de doutes sur la nature des propos qui allaient se tenir, dès lors que je savais qu’Abbott avait récemment passé six mois de son existence à Innsmouth, cet ancien port au Nord de l'Etat de Rhodes Island, où les voyageurs évitaient de s'attarder. J’étais d’autant plus intrigué de la tenue de cette savante réunion que, quelques jours auparavant, on avait vu le Pr Clearwater sur les lieux d’un étrange fait divers dont la presse avait, semble-t-il, sciemment décidé d’en limiter la diffusion. On avait découvert au bord de la Charle River, près de North End, un étrange tentacule en putréfaction, de dimensions peu communes, où l’on distinguait, aux dires des témoins présents, au milieu des marbrures bleutées restant sur les parties non corrompues, d’étranges filaments aux apparences vaguement fluorescentes et électriques qui donnaient une impression de pulsion interne et inexpliquée. Un de mes amis photographes, accouru sur place, et prévenu par je ne sais quelle source, avait été vivement impressionné par ce spectacle si étonnant et tellement incongru au pied des bâtisses de briques noircies des vieux docks. Il avait remarqué, parmi les rares témoins de l’évènement, que quelques hommes aux allures de vieux marins, faisaient l’ébauche de ce qui pouvait apparaître comme un discret signe de croix. Mon ami n’en avait pas été particulièrement intrigué dès lors que, de surcroît, la population du quartier de North End se composait en grande partie d’immigrés italiens, forts croyants et l’on n’était pas étonné de voir ces gens se signer devant une manifestation inhabituelle de la nature.
    Au milieu du petit groupe, se tenait le Pr Clearwater examinant avec attention le grand appendice flasque qui ne serait bientôt qu’une brume de chair déjà nauséabonde. Il prenait des notes sur un petit calepin gainé de vieux cuir, mais un témoin raconta qu’en fait, il faisait un croquis le plus précis possible de la chose échouée.
    Le lendemain, seul le Boston Globe titrait dans un bref entrefilet en pages intérieures : « Un poulpe géant aux abords des docks ? »

<< Retour aux poèmes

 

commentaires ( 13 ) (Ajouter un commentaire)
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le samedi 16 juin 2012, à 13:26
Les ami(e)s, voici la suite de ma nouvelle fantastique (le fantastique en soi et le vocabulaire mystérieux, bah, cautionne la présence de ce genre d'écrits sur le site !). C'est donc une histoire "à la Lovecraft". Franchement, si j'ai quand même une idée générale de l'intrigue, j'écris vraiment le déroulé "au pif", ne sachant pas, la veille, que ma plume allait me conduire sur les quais visqueux des docks du Boston des années 30. Un détail, on a sa fierté quand même : mis à part les lieux et éléments mythologiques imaginaires propres à l'univers spécifique de Lovecraft, tout le reste est strictement authentique : North End est bien le "little Italy" de Boston, "The Heights" est bien une publication locale, le Boston college existe bien et est implanté sur chesnut Hill, etc....
Bien sûr, au fur et à mesure qu'ils me lisent, les fans de Lovecraft comprennent où je veux en venir, et les indices semés sont pour eux d'une lumineuse révélation. Pour les autres laissez-vous imprégner de ces étranges frissons. Amitiés. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier

Loïc le samedi 16 juin 2012, à 15:57
Forcément qu'on sait comment ça va finir, et L jouait toujours sur l'anticipation d'une fin prévisible en faisant monter lentement la pression : on sait que ce qu'on ne fait que deviner, on va le voir.

Jusque-là, on est toujours dans la phase d'intro dont tu reproduis à merveille les mécanismes ; on verra si tu es aussi capable de reproduire ceux de la montée de l'angoisse, et surtout ceux de la chute. Et comme je disais l'autre fois, si tu pouvais t'écarter légèrement du standard des chutes de L tout en respectant leur esprit, ce serait génial : personnellement, je prendrais plaisir à lire un conte lovecraftien différent du reste !

Quelques remarques :

-- Au début, "C’est pour ces raisons que lorsque je débarquaI (passé simple, sans S) à Dunwich, j’euS (avec S)"
-- "personnalité mentale" ??
-- "gimmicks" dans un texte imitant les années 30, c'est anachronique
-- "dès lors où je savais qu’Abbott" ; c'est "dès lors QUE"
-- "J’étais d’autant plus intrigué de la tenue de cette savante réunion" : il me semble qu'on peut uniquement dire "intrigué PAR + nom", mais je ne suis pas certain
-- "pour lequel il semblait que la presse avait sciemment décidé d’en limiter la diffusion" : oulà, syntaxe syntaxe !
-- "de pulsion interne et inexpliquée" : les deux adjectifs n'ayant rien à voir l'un avec l'autre dans ce qu'ils étudient, le "et" est de trop
-- "si étonnant et tellement incongru" : bizarre de passer de "si" à "tellement" alors qu'ils veulent dire la même chose ; le parallélisme en souffre un peu je crois (mais c'est toi qui vois)
-- "dès lors où, de surcroît, la population" : pareil que précédemment, c'est "dès lors que"
-- "le grand appendice flasque et qui ne serait bientôt" : le "et" est de trop entre un adjectif et une relative, qui se complètent parfaitement sans lui.

Le récit tient la route, bien que je sens (comme je l'avais déjà dit) que tu vas avoir du mal à gérer un récit qui parle autant de Dunwich que d'Innsmouth (chacune des villes a eu droit à une page jusqu'ici) ; je conseillerais de reléguer l'une des deux au second plan dorénavant (sans doute Innsmouth, puisqu'Abbott est à Dunwich pour l'instant). Mais bon, si tu es rusé, tu arriveras peut-être à faire une histoire qui gère les deux villes sans pour autant partir dans tous les sens !

J'attends la suite avec impatience, mais ne fonce pas : à partir de maintenant, tu ne peux plus vraiment écrire au feeling, il va falloir penser la trame ou risquer de te retrouver avec plein de "plot holes". Il faut que l'écheveau mis en place se rejoigne parfaitement en un seul fil !

Amitiés Philip !

oliverjane1950 le samedi 16 juin 2012, à 18:46
Je te souhaite aussi bon courage Philip !
Avec une bonne détermination et Maître Loïc pour correcteur tu devrais t'en sortir !!! Amitiés à tous les deux. Oliver

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le samedi 16 juin 2012, à 19:06
Pour Oliver : ouais, on va s'en sortir (peut être pas mon personnage, c'est mal barré pour lui !!!!)

Pour LOIC : bon, si je ne dois avoir qu'UN fan (toi) pour cette nouvelle, il me faut donc mettre le paquet pour atteindre l' "impeccabilité" requise. Sais pas si je vais y arriver. Mais ne t'inquiète pas, ce sera sans stress, c'est pour le fun. N'empêche que je reviendrai et reviendrai sur mes écrits pour améliorer le texte. Ok pour les erreurs syntaxiques, je vais y remédier.
Quelques précisions :
- le "SI" étonnant et TELLEMENT incongru" est volontaire, justement pour éviter un parallélisme.
- "personnalité mentale". J'ai longuement hésité. La personnalité de quelqu'un a en principe pour source son mental, plus, son psychisme. J'ai laissé cette association de mot qui ne se veut pas un pléonasme, mais pour démontrer que sous les aspects déjà atypique de Clearwater, il y a derrière un autre psychisme, anormatif, fortement dérangé (on sait pourquoi !!!).
- Pour gimmick, je vais voir ce que je vais mettre à la place. Tic, me convient à moitié, je vais peut être mettre autre chose. Bon, il est vrai que si on veut bien faire les choses, et là, rester dans le contexte originel des 30's, il faut éviter les anachronismes.
- "pulsion interne ET inexpliquée", le "et" est sciemment utilisé, il s'agit bien des deux caractéristiques de la "pulsion" (au lecteur d'imaginer comment il peut voir ce qui se passe à la surface du tentacule, qui est en état de nécrose et ne bouge plus.
- Par contre tu n'as pas relevé l'utilisation inappropriée du mot "appendice", car cette "chose" qu'on pense être un tentacule sectionné n'est pas rattaché à un corps poulpesque, et tel que, il ne peut être qualifié d'appendice.
- Enfin, mais on fait dans le détail : je situe Innsmouth et idem pour Arkham dans l'Etat de Rhode Island. Ce qui, au regard de toute l'exégèse poussée dans ses moindres détails, de l'oeuvre de HPL, ces deux villes semblent être situées dans le Massachusset. Normal, car on pense que toute l'oeuvre de HPL est situé dans l'état de R.I., parce qu'il a passé presque toute sa vie à Providence (ce qui est inexact) et que de toute façon, Rhode Island est un Etat vraiment minuscule, que l'on traverse vite fait. Je sais, je l'ai fait, pour aller de Boston (MA) à NYC. Le Connecticut est à peine plus grand.
En plus de ça, Rhode Island (qui a le nickname "the ocean state"), a très peu de littoral véritablement côtier, parce que jusqu'à Providence, c'est un espèce de grand estuaire comme la Gironde.
Bon, venons-en à du plus sérieux. Tu as bien entendu remarqué que j'étais bien tenté, dans ma nouvelle, de faire un tour du côté d'Innsmouth. Normal, c'est la mecque onirique et abominable du "lovecraftisme". Mais pour ça, il fallait forcément axer l'histoire sur Cht'Uluh, ce qui n'est pas du tout le cas. En fait j'évoque Innsmouth et fait apparaître le tentacule et les remugles du puits pour démontrer que cet ésotérico-occulto-anthropologue qu'est Abbott Clearwater est vraiment dans tous les coups où il y a du Grand Ancien dans l'air.
Donc, l'intrigue va se recentrer à Dunwich et puis c'est d'Azathoth (pas le plus effrayant, mais je me suis embringué là-dedans !) qu'il s'agit. Enfin, je me suis laissé dire qu'il y a à Dunwich une vieille église abandonnée que la population évite !!!!
Tu verras, je vais aussi m'amuser à faire quelques crossovers (par exemple, on va peut-être apprendre qu'Abbott a été sollicité en tant que consultant dans le cadre d'une extraordinaire affaire qui s'est passée en Antarctique !!).
Enfin, je vais essayer de relever le défi en faisant quelque chose d'un peu original, et pour cela il me faut d'ores et déjà songer à un final fracassant. On verra bien.
Sur ce, buddy, tu me réciteras ce soir, 3 Teki-li-li et 2 "Ph'nglui mglw'nafh Cthulhu R'lyeh wgah'nagl fhtagn".
Amitiés, Loïc. Phil.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier

Loïc le samedi 16 juin 2012, à 20:47
Tiens, est-ce que tu sais que "teki-li-li" a été emprunté à un auteur antérieur ? (Je ne sais plus lequel). Bizarre quand même de voler ce truc enfantin, quand on est capable d'inventer la version Ancienne de "Dans sa demeure de R'Lyeh Cthulhu attend en rêvant".

Tu me donnes seulement 2 "Ph'nglui" ? C'est sympa, vu que c'est un sacré tongue-twister. De mon côté, je te donne à copier 100 fois :

Cthulhu
Cthulhu
Cthulhu...

...parce que tu massacres son nom à chaque fois que tu l'écris (avec une inventivité remarquable et de nouveaux changements à chaque fois, cela dit).

Pour les "erreurs" :

-- le passage de "si" à "tellement" n'était pas une erreur, juste une maladresse à mon sens. D'ailleurs, même sans "si", je ne trouve pas que "tellement" soit très littéraire.

-- "personnalité mentale" est un terrible pléonasme, c'est ce que je voulais dire. Je comprends tout à fait ton explication, tu voulais sous-entendre qu'il ne s'agissait pas juste de sa "personnalité" habituelle, mais de quelque chose de plus. Caser des adjectifs comme "seconde" ou "secrète" serait à la fois plus correct et plus parlant.

-- "Gimmick" : tu aurais "particularité", "eccentricité", "automatisme"... mais j'ai compris ton problème à l'instant en me creusant la tête pour chercher des synonymes : on n'en a aucun en français qui corresponde exactement...

-- Pour appendice, non, je n'ai pas relevé parce que croyais vraiment qu'il s'agissait d'un appendice ; tu veux dire qu'en fait, c'est la créature entière ? Si non, le mot "appendice" est correct, qu'il soit sectionné ou pas, du moment que les observateurs réalisent qu'il vient d'un corps plus grand. Mais si ça te travaille, mets "membre" et on n'en parle plus !

-- Pour la géographie : oui, je ne nie pas que comme L s'est focalisé sur une région particulière, dans son esprit Dunwich et Innsmouth ne doivent pas être bien loin l'une de l'autre. Ce n'est pas le problème ; pour moi, le souci est que tu vas te retrouver à batailler avec DEUX univers très distincts au lieu d'un, le mythos de la campagne et celui de la mer ; non seulement c'est dur à concilier en une histoire (mais possible), mais en plus ça ferait beaucoup à digérer pour le néophyte. Mais puisque tu dis que tu vas recentrer sur Dunwich, ta tâche va être plus simple.

-- Azathoth, "pas le plus effrayant" ? Marrant, dans mon esprit c'est le plus distant et le plus élusif, mais aussi le plus puissant. Je me souviens qu'il a engendré Cthulhu ; je ne sais plus quel est son lien de parenté avec les autres, comme Ny., Yog-S. et Shub-N. (j'économise la touche H) . Bref ; il me semble que dans les histoires de L, Azathoth ne vient jamais sur Terre (je peux me tromper), alors si tu le fais venir, il va falloir assurer !!

-- Pour l'église abandonnée : attention, en général L met des églises abandonnées aux endroits où la population s'est livrée à un culte des Anciens ; mais dans le Dunwich que tu décris dans la première page, il semble clair que les villageois sont encore très sains (et donc bons protestants), puisqu'ils refusent de côtoyer le vieil ivrogne qui conte sa vision. Il y a peut-être une retouche à faire.

-- Abbott et l'Antarctique : OK, mais vite fait alors ! Ne charge pas trop la barque : même L ne serait pas capable d'intégrer l'ensemble de son mythos en une histoire. Une petite mention, et hop.

J'attends le final fracassant, et je reste fan ! Pas de pression, mais tu as intérêt à faire quelque chose de génial (dit le gars qui n'essaie pas de faire pareil et qui observe depuis le banc de touche).

Best of luck !

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le samedi 16 juin 2012, à 22:55
Ah, sacré Loïc ! N'empêche, tes remarques sont vachement intéressantes :
- bon, pour "gimmick", tu as vu j'ai laissé tomber un essai de traduction (j'allais pas écrire un"truc") et j'ai remplacé par "étrangeté".
- l'affaire en Antarctique, c'est juste un petit clin d'oeil (en référence au film à sortir qui, je suis d'accord avec toi va reprendre un des romans les plus référentiels et prenants de HPL.
- Pour l'église abandonnée, pertinente remarque l'ami. D'autant que Dunwich n'est pas un lieu où l'on célèbre le culte des Grands Anciens. Bon, on verra.
- Tu as compris que je suis bien emm.....d'avoir - du fait du titre qui m'est venu avant l'histoire (parce que ça sonnait bien) - cette contrainte de mettre principalement et horrifiquement en scène Azathoth. Oui, le bougre est dans l'espace et n'est jamais descendu sur Terre. Difficile de décrire au final de terrifiantes scènes. En plus de ça le bougre, est un joueur de flûte (démoniaque, certes). Ridicule, isn't it ? Bon, va falloir envisager de faire intervenir sur le plancher des vaches, Nyarlathotep, son messager. Plus facile à gérer. Comme ça, le "messager" sera plus terrestrement crédible pour transmettre le fameux testament d'Azatoth. Voir aussi comment - s'il y a un lien de subordination avec Azatoth, faire intervenir Shub-Niggurath - en évitant de lui donner son surnom un peu ridicule de "chèvre noire". Mais Shub N est extra-terreste, ça, ça plait !
Bon faut bien réviser le trombinoscope lovecraftien.
- Les lieux : bon, ça y est, on quitte Innsmouth. L'action va se concentrer à Dunwich. Quoiqu'au passage, on apprendra qu'Abbott est né à Milwaukee et a commencer à s'intéresser aux choses étranges lorsqu'il vécut dans des régions boisées du Visconsin ou du Nord Illinois (je connais, c'est pas très loin de Chicago). Pratique, parce que Shub-Niggurath est souvent associé à l'image de la forêt, des bois sauvages, de la nature à son état le plus primitif.
Tu vois, ça cogite mine de rien.
Bon, je te laisse. Promis, j'essaierai d'écrire Chtoulou correctement !!!
http://www.mespoemes.net/philipchevalier

Loïc le dimanche 17 juin 2012, à 00:04
A mon avis, pour Dunwich ton meilleur choix serait en effet l'ami Shub (tu as l'air tour à tour pour et contre... je me prononce pour, mais tu fais comme tu veux !) ; en plus tu pourras caser des "Iä, Iä !". Mais puisque tu as introduit le puits, tu es finalement complètement libre d'en faire sortir ce que tu veux, même Chtoulou (hé hé) puisqu'il y a de l'eau.

Pour ce qui est de faire venir Azathoth, pourquoi pas !! Mais comme je disais, il faudra être à la hauteur. De toutes façons, quel que soit le dieu, il faudra que ça en jette. L'avantage d'imiter L est qu'on n'a pas besoin de tout décrire, même pour la chute, mais l'inconvénient est qu'il faudra parvenir à inspirer la terreur sans tout décrire.

A propos du film, je viens de me mettre à jour : Guillermo Del Toro a (temporairement) abandonné ses efforts l'an dernier, parce qu'il est sous contrat avec Universal : U ne voulait pas d'un film R-rated (présence des parents obligatoire pour les jeunes) et GDT ne voulait pas changer sa vision de "At The Mountains" en film Bisounours pour plaire à Universal. Pour l'instant, c'est scié ; il attend la fin imminente de son contrat pour trouver un autre studio. Le script est écrit depuis longtemps, et Tom Cruise est dans les starting-blocks pour le rôle principal depuis deux ans (mouaaaiiis... je ne sais pas si c'est bon signe). Bref, ça finira par se faire, mais il faudra qu'on soit très patients.

Au fait, je t'ai indiqué quelles nouvelles de L me parlaient le plus... Et de ton côté ?

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le dimanche 17 juin 2012, à 07:54
Pour MAUVEGIRL :
On ne peut avancer dans mon histoire qu'à pas feutrés, prêt à détaler au moindre mouvement inhabituel. Mais il est déjà trop tard ! La peur s'est insinuée dès la première ligne du récit. Quant au livre (virtuel) on ne peut plus le refermer. Pris au piège. Il faut aller jusqu'au bout. Et le bout du bout est peut être un endroit dont on ne revient pas, prisonnier de sa folie. Brrr ! Gros bisous quand même, il t'en faut pour aller jusqu'au bout du terrifiant chemin que tu as emprunté en lisant ces lignes (si un jour du lit du Lovecraft, tu verras que c'est comme ça qu'il s'exprime : tout dire en ne disant rien, en suggérant pour nous laisser tremblant d'effroi). Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier

larose le dimanche 17 juin 2012, à 23:45
bonsoir Philip tu as une sacré imagination mon cher ami, c'est courageux de ta part mais comme tu as le talent requit je ne m'inquiète pas pour toi, j'aimerais pouvoir écrire comme cela, mais là c'est au-dessus de mes moyens!!
au plaisir de te lire!!!
amitié!!!

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le lundi 18 juin 2012, à 08:14
Pour ROSE :
Merci d'avoir apparemment aimé le début de mon horrifique histoire. Ca ne fait que commencer ! Bon, tu n'as pas l'air particulièrement terrifiée !!! C'est vrai que tu aimes, si je ne me trompe, les "histoires qui font peur". Gros bisous. Tu ne perds rien pour attendre de frissonner et de dormir la lumière allumée (Lol). Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier

oliverjane1950 le mardi 18 septembre 2012, à 21:54
La découverte de la bête donne à l’histoire une impression de mystère étrange. Ces signes de croix discrets des marins, paraissent peu orthodoxes ! Y aurait-il anguille sous roche … ? Le prochain épisode va peut-être révéler l’énigme !
Amitiés. Oliver

armandstas18 le mardi 30 juillet 2013, à 17:37
----
http://www.mespoemes.net/armandstas18 comme promis je continue à lire ta nouvellefantastique; un épisode à la fois, cher Philip; ce retour en arrière démontre que le héros quoique célèbre, était déja présent dans un fait divers étrange; amitiés, armand

cerise le jeudi 19 juin 2014, à 17:36
Voilà, le décor est planté et j'ai fais la connaissance du narrateur.
Je trouve les pieuvres fascinantes, des sortes d'extra-terrestres (neufs cerveaux tout de même !)
Merci pour cette plongée dans le monde fantastique.
A demain pour la suite.
Belle fin de journée
http://www.mespoemes.net/cerise

Ajouter un commentaire à ce poème en tant que :

Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour poster un commentaire.

 

 

Mes poèmes - Livre d'or - Liens - Moi

 

Hébergé gracieusement par MesPoemes.net - Créer un site internet