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SEXE-TU-ELLE

le dimanche 17 juin 2012, à 19:09. Posté par FRANEK




    SEXE-TU-ELLE




    A l’instant précis où ton corps se dévoile
    De sa pudeur hésitante et virginale,
    Mon désir prend corps et s’érige en colonne,
    Caryatide d’un temple de Sodome
    Gardant son entrée chaude et déjà mouillée.
    La blancheur du marbre de ta peau dénudée
    Est soulignée des cabochons bruns de tes seins
    Qui appellent dressés, la caresse de mes mains
    Qui se glissent, tremblantes entre les secrets
    De ta chair troublée s’abandonnant à regret
    Aux frémissements légers qui te font vibrer.
    Impatient, tout mon être se tend, arqué.
    Le moment espéré, béni, des prémisses
    Où l’infini et l’espace s’évanouissent
    Vient courir sur des courbes qui prennent leur envol.
    Pour un très long instant, le temps suspend son vol.
    La rivière fuyante de tes cuisses inondées
    Porte la barque pour Cythère abordé,
    Que la rame de mon désir nous fait accoster.
    Ton bonheur ruisselle dans ma bouche assoiffée
    Et ta source que ma langue vient taquiner
    Déverse le flot où je suis le naufragé.
    Accrochées à cette coupe de champagne
    Millésimé, mes lèvres avides regagnent
    Emues, le centre rougi de ta souffrance
    Que tu caressais solitaire à l’enfance.
    Mais ma bouche, ma langue ne suffisent plus
    Pour escalader les marches d’un ciel perdu
    Enfoui au fond de ton ventre qui se creuse.
    Tes mains agrippent la rampe vigoureuse
    Pour gravir les sept marches du firmament
    Où se cachent les amours des vrais amants.
    Puis arrive enfin, éblouissant, le divin
    Soleil qui inonde la grotte de satin
    Accueillant dans un soupir, un râle étouffé La lumière humide d’un flambeau érigé.
    Le sublime va-et-vient de la torche ardente Fait étoiler sa rougeur incandescente
    Dans la nuit des yeux fermés par des phantasmes
    Etincelant à chaque coup, chaque spasme
    Ravivant cette jouissance interminable
    Perdue au fond de nos ventres inondables.
    Le ciel s’embrase sur l’écran rétine
    Quand l’âme en fission vient couler serpentine
    Au creuset où le lingot charnel fusionne
    Dans un grand cri d’animal qui déraisonne.





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commentaire ( 1 ) (Ajouter un commentaire)
didou le lundi 18 juin 2012, à 17:04
si ce poème n'est pas un obélisque qui s'érige vers le haut, le nez de cléo et d'alex s'unissent dans le flot de ce nil ou coule la passion de l'amour .....
un poème chaud et fébrile c'est mieux qu'un film sur une chaine criptée du samedi soir si celà existe encor...
merci pour ce partage phantasmagorique...
amitié didou

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