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On m’affuble d’un nom d’emprunt,
Empreinte d’époque admirable
Par son épique et juste besoin
De rendre compte du détestable
Système de pensées communes
Opposant le malin au bien,
Pas de foi sémite, dans l’urne
On vote à la couleur, ça craint !
Je n’ai rien demandé au monde,
Surtout pas ce terrible choix
Imposé par la bête immonde
Revendiquant sinistre loi
A coups de complexes encrés
Dans son enfance d’indigent,
Incompétente société
Qui laisse grandir dieu violent !
Vous jugez l’homme et condamnez
Sans autre regard appliqué
A la méthode malheureuse,
Victime meurt, armée pleureuse,
Tous souffrent égaux dans le fond
Alors qu’au chaud et en surface,
Certains nantis donne l’illusion
D’agir contre les menaces !
Si tu me lis, âme élevée
Dans l’art de louer le faux
Commentaire officiel hurlé
Telle une insulte aux bourreaux,
Souviens t’en de ces moments-là
Qui t’infligent froid dans le dos,
Si tu laisses salir le droit,
Devoir fera lâches idéaux !
Qui de nous deux est responsable
Des fautes lourdes de ses anciens ?
Toi dont le grand-père trop aimable
A laissé haïr son prochain ?
Ou moi, ce honteux boche perfide
Héritier d’horribles actions ?
Comment peut-on rêver ensemble
D’un avenir sans agressions ?
«Les droits de l’homme prennent fin à l’instant même où il accable son voisin.»
Yvan Racine Courtois
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