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CALLIOPE REVIENDRA
Sur un coin de bureau, ma plume désespère
Depuis longtemps elle est condamnée au secret
La muse a déserté le fond de sa tanière.
La feuille de papier reste blanche à regret
La chanson n’étant plus qu’une simple sourdine
Un poème sans mot ne peut faire un couplet.
Reviendra-t-elle un jour cette charmante ondine
Pour me souffler les vers d’un merveilleux refrain
Ou ses vers chanteront ma douce colombine.
Comme l’ami pierrot, seul, face à mon destin
Descendrai-je un matin de mon rayon de lune
Pour offrir au sonnet la douceur d’un écrin.
Toi, mon pauvre crayon, compagnon d’infortune
Sortiras-tu ce soir de cet affreux trou noir
Pour retrouver enfin une rime opportune.
Calliope viendra te redonner l’espoir.
jc blondel
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