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Marie-Dominique Richard
Dago Laborel
Brigitte Fossey
Marie N.
Getoulous
Lib'Belle
Jean Alteroche
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Le jour où....
Le soleil ne pâlira plus
Les étoiles danseront dans les têtes
Les couleurs au fond des yeux seront en surplus
Les sons seront de fête
Les espoirs ne seront plus noirs
La clarté luira du matin au soir
Alors....
Les blessés trouveront des pansements
Les "coeurs en bandoulière" des sentiments
Les mains pleines sauront s'ouvrir
Les mains vides pourront recueillir
Les messagers persécutés
Transmettront la vérité non tronquée en toute liberté
Les écorchés auront de quoi se désinfecter
Les éplorés de doux baisers
Les êtres glacés, toutes sortes de couvertures
Les effrayés des amis sûrs
Les insomniaques de doux oreillers pour rêver
Les enfants d'énormes polochons pour s'amuser
Les dentures en douleurs des dentistes
Les esprits mutilés des prothésistes
Les pressés prendront le temps de s'arrêter
Les empesés de s'alléger
Les murs murés auront des fenêtres
Les froids foyers la châleur des êtres
Les fleurs, la rosée du matin
Les peureux du matin, la caresse de la main
Les crocodiles trouveront des crocodilettes
Les mâtous, des mâtines mâtinettes
Les lapins, des lapines
Les coquins, des coquines
Les ruisseaux des ruisselles
Les envies de beau, icelle!
Les papiers, des papelles
Les écrits joueront à tire d'ailes!
Les chaussettes, des pieds
Et la douce rose, des nez pour l'humer!
Les écharpes trouveront des cous
Et les mitaines des doigts devenus doux
Le ciment, des truelles
L'hirondeau son hirondelle
Les rondelles, des citrons
Les ricochets dans l'eau, des ronds!
Les chameaux, des chapelles
Et les chamelles des chapeaux
(à remettre à l'endroit, ça sera plus rigolo)!
Le coquelicot sa coqueliquette....
Là.... le stylo gambade et hoquette....
Je crois que je m'arrête, ça commence à partir en sucette!
Bon, c'était pour espérer qu'un jour
L'Humanité, l'Univers
Vivront d'amour toujours vert!
Marie-Dominique Richard
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=mariedo
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Golem bleu
Ce qui est dit est dit,
Ce qui est fait est fait...
Mais ce que j'ai écrit, l'ai je vraiment bien fait ?
Et tout ce que j'ai fait, l'ai je vraiment bien dit ?
Ce que je dis de moi, est il bien vérité ?
Ou n'est il vérité qu'après l'avoir écrit ?
Le poème est il donc souhait cristallisé ?
Souvenir d'un futur jamais réalisé ?
Intemporelle fleur d'un bourgeon du passé ?
Ce qui est dit est dit,
Ce qui est fait est fait ...
Mais ce que j'ai rêvé ou ce que j'ai cru voir
Est il donc pour autant figé dans mon passé ?
Peut il reprendre forme, à nouveau s'émouvoir :
Oeuf, larve, chrysalide, et soudain s'envoler ?
Un poème est peut être un rêve d'alchimiste,
Un Golem bleu, pétri de songe et de concret,
Qui se nourrit de nous et brusquement nous quitte
En nous laissant heureux, délivré...et blessé...
Dago Laborel
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=dagolaborel
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Wild Vision
Des jeunes déjà vieux à l’intérieur
Des beaux masques qui mutilent à cœur
Des dieux qu’invente la peur
Des moralistes, plongés dans la torpeur
D’un idéalisme sans droit à l’erreur
Je fuis les convictions
Que remorquent leurs raisons
Je suis un accident
Qui parle aux oiseaux
Une bulle à contre temps
De la norme en sirop
Dans le décor du monde
Je préfère sculpter mon âme
Dans le ventre des ondes
Qui n’ont pas de cannes
Loin des modes et des masques
Sortes d’abonnés absents
Qui n’ont que goût de farces
Au regard du temps
Etre soi est un nectar
Que n’égale aucun fard
La féminité ne se lit pas
Dans un bâton de rouge à lèvres
L’authenticité ne vit pas
Dans des clichés sans sève
Le cœur ne se gruge pas
Avec des chants mièvres
La lucidité ne s’abreuve pas
Des soldes médiatiques
La liberté ne se vit pas
Sans les choix qu’on fabrique.
Brigitte Fossey
http://brigueffe.blog4ever.com/blog/index-252066.html
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Montez vos barricades
J'abandonne les guerres
Désarme les colères
Pensées aphones
Coeur qui sonne
Je rejoins ma tribu
Un cocon imprévu
Et je donne mon présent
A mes rêves absents
Je vous laisse les barricades
Et vos hallebardes
Mon corps s armure
Et je n ai plus que des murmures
Je ferme les chemins passés
A mes veines verrouillées
Mes secrets cadenassés
Dans une malle au grenier
Un monde se perd
Aucun homme ne s affaire
A franchir la colline
Abrupte et assassine
D'autres sentiers m 'appellent
Je laisse la lutte éternelle
Et cueillir d'autres horizons
Un masque au front
J'aurais tenté, essayé
Quelques perles de pluie eplorées
J'aurais aimé, tant désiré
Quelques espoirs accouchés
Qu'en vain grince ma plume
Au soleil des lunes
Emportée par le vent
Un instant pourtant
Je range l 'encrier
Son sang s'est séché
Juste une goutte parfumée
en sourire attristé
Mes feuilles papier
Bien rangées dans un cahier
Je laisse les loups entre eux
Se dévorer, haineux-amoureux
Je voile mes yeux
De khôl lumineux
Je pars, fatiguée
Mais bientôt apaisée
Marie N
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=aplumedelle
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Du vouloir au pouvoir
Il est dans notre vie de tristes vérités :
Bien peu le dénieront, vouloir mène à pouvoir.
Contraire inattendu : pouvoir n’est pas vouloir,
Le scrutin terminé vient la réalité.
Sourires cravatés, mensonges illimités,
Tout est bon sacrebleu pour gruger l’isoloir.
Votes démotivés las de voir et revoir
Un diabolique échec de nouveau répété.
Faut être satisfait du candidat choisi
Heureux d’avoir voté, sûrs de n’être trahis …
Jusqu’au prochain remou, un autre rendez-vous.
Mais pour y arriver, le peuple vit et voit
Un parcours qui louvoie et nous embourbe tous
Et puis souvent aussi des travailleurs sans toit.
Getoulous
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=getoulous
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Coeur de jonquille
Cœur de Jonquille
Fleur de soleil
Encor, encore,
Tu me rappelles…
Près de la grille
L’éclat du ciel
Papillons d’or
Et tourterelles…
Ô vent d’amour
Dans la prairie
Deux "enfants" courent
Tout éblouis !
Ô douce voix !
Tendre convoi
Qui me déraille
Jusqu’aux entrailles.
Des yeux pervenches
Cheveux au vent
Ah ! Quel dimanche !
Auréolant.
Timides mots
A la barrière
Frissons nouveaux
Rivale Mère.
Brin de tendresse
Rameau secret
Langueur caresse
Enracinés.
Champs en semailles
Tout alentour
Hommes au travail
Pour les beaux jours.
Perles nuages
Sur mon corsage
Brodent soupirs
Trament désir.
Et son image
Partout gravée
En paysages
Ressuscités.
Mais le printemps,
Si différent
S’en vint, mourant
Les mois suivants.
Saisons chagrins
Depuis ce temps
Au moins pour l’un
Evidemment !
Coeur de soleil,
Fleur de jonquille
Encor, encore,
Tu me rappelles…
Lib'Belle
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=calibellule
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Signaux, jalons ...
C'est afin d'informer,signaler!Ma marotte?
Elle était d'élever!Instruire:Mon métier!
J'applaudis le prodige et corrige la "crotte".
Ouvrir une paupiére est un coup d'oeil altier!
Elle n'est pas progrès,la mesure qui sangle,
Humilie et s'impose;est reçue...à juger!
Le doigt sur l'ignorance éclaire,arrondit l'angle,
Chacun peut le gommer,censurer,ou...piger!
Aux poètes,chasseurs de traits,c'est exprimable?
Le Larousse,à portée,est mon garant des mots!
Il m'a dit que"machin"désigne l'innommable
Et sa sélection refuse"anti-fayots"!
Ils sont des noms communs:"l'alexandrin,la rime".
On peut les ignorer,le méconnaître est vain!
Le poème,en français,croît de souche à la cime.
Flétrir un mot valise impose un bon levain!
La prose d'artisan peut être broderie!
Il visait l'oeuvre d'art,antan,le compagnon.
La prosodie atteint la passementerie:
Resplendit la façade!Est doré le pignon!
Jean Alteroche
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=alto
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