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Me voici donc célibataire.
Je n'ai plus à penser qu'à moi.
Je sens le parfum du mystère
Qui monte de l'humus des bois.
J'entends l'appel de l'aventure
Dans la clameur des océans
Se libère enfin ma nature
Tout au long, au bout de mon temps.
Partir ! O terres inconnues !
Dont je rêve depuis longtemps,
Vous gens d'ailleurs, îles perdues
Que l'on aborde sous le vent.
Images d'Epinal jolies,
Monde irréel que j'ai forgé,
Dans l'ivresse de mes envies,
Que les vieux marins m'ont légué,
Pour y conserver ma jeunesse
Dans mes souvenirs d'écoliers,
Dans ces livres relus sans cesse
Le silence de mes secrets.
Oui, le monde a changé la donne,
-Je sais que je serai déçu-
Mais je m'accrocherai. Personne
Ne me privera de mon dû.
Vivre ma vie à ma manière,
Faire le don de mon bonheur
Pour soulager quelques misères
Jusqu'à ce que cède mon coeur.
Etables sur mer 7 juillet 2012
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