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Regarde les, ces charognards
Tourner autour de notre peine,
Et s'ils détournent le regard,
C'est de crainte que nous reprenne
Le goût de nous aimer encor,
Et que malgré les apparences,
L'amour ne soit tout à fait mort
Et qu'il offre une résistance.
Ils attendent pour s'élancer
A l'assaut de notre dépouille
Que l'ait à demi dévoré
Une masse blanche qui grouille.
Déjà, déshabillant ton corps,
Le mâle en foule se pourlèche.
La matrones qui nous croit mort
M'ouvre ses seins comme une crèche.
Le corps usé, l'amour en deuil,
Je garderai ton souvenir,
Et quand je franchirai le seuil,
Retenant mon dernier soupir,
Je le porterai dans mes bras,
Exsangue poupée dérisoire,
Pour le remettre le cœur las
Sur le sein de la Dame Noire
Serge Cottin
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