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FEMME FLEUR.
Au creux ondoyant de tes hanches diaphanes
Vit une fleur noire qui jamais ne se fane,
Aux yeux sans cesse émerveillés d’un désir mâle,
A son parfum, grisé en oubli la morale.
Cette rose, dont la vie pour la vie est vitale,
S’épanouit au soleil des amours triomphales,
Enivrée de liqueurs opalines qu’émane
La virilité fougueuse qui se damne.
Végétal palpitant enfermé au bagne
Des vielles croyances religieuses létales,
Il ne peut éclore qu’à l’abri d’un pagne.
Etre le jardinier heureux aux doigts d’opale,
Est un rêve accroché au mât de cocagne
Où pend l’oriflamme des illusions fatales.
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