|
Quand un ciel triste et beau que les saisons malmènent
S'offre un soleil d'été sans qu'il soit de nuage
Ou le clair d'une lune éblouissante et pleine,
Il n'est plus de visions complexes et sauvages.
Quand un souffle de vent, léger et volatile,
Se délite et se perd en calme traumatique
Ou se fait tourbillon violent aux gestes vils
Il est des paysages au décor maléfique.
Quand on voudra guérir de nos âmes mouvantes
Qui viennent chahuter nos supposés bien-être
Compassés et meurtris aux vies inconsistantes
Se fera-t-il alors qu'elles doivent se démettre…?
Quand on suivra demain les chœurs d'un nouveau chant
Qui protège le cœur des folies qui l'altère
Pour rêver d'inutile, lascif ou conquérant,
Serons-nous affectés aux destins délétères…?
|