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Petite liberté, crécelle de papier
Dont je n'avais, enfant, aucune résonance
Que celle du hasard, aux heures épiées
Pour en saisir l'instant d'heureuses dissonances.
Insignifiants émois, crachins amers sucrés
Des étourdissements de passe-temps futiles
A rêver que la chair était la peau nacrée
D'une féminité que je voulais servile.
Légères voluptés des envols avortés
D'une jeunesse avide, arythmique et distante
Qui se sait affectée par son ombre portée
Sur l'indistinct futur de son âme d'infante.
Espérance mort-née, infortune tranchante
Que le temps doucement, sans férir d'évidence
Exécute et dispense au crédit des attentes
Pour parer d'illusion les vies de circonstance.
Petites libertés, reposoirs incertains
Qu'une ride sans fin sillonne aux champs d'honneur
Des songes enterrés sous un dernier regain
Et que l'on papillonne sans savoir que l'on meurt.
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