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Comme l’hiver est long quand les oiseaux sont loin,
L’on rêve du printemps qui ne se montre point ;
Pourtant, la saison fuit vite comme l’éclair,
Mais elle est engourdie au tréfonds de ma chair.
Comme l’hiver est las de voir par la fenêtre
Les bouquets de l’été mourir et disparaître
Il ne reste plus rien qu’un lit de neige folle
Jouant avec mon cœur qui n’a plus de boussole.
Comme l’hiver est seul, qu’il est long, qu’il est las…
Je sens le poids des ans se poser sur mon âme
Et mon corps est figé sur un lit de verglas
Attendant le printemps réchauffant de sa flamme.
La vie renait toujours après un tsunami
Et les oiseaux refont leur nid dans les ramilles
Car l’arbre enraciné ne courbe qu’à demi
Tant il espère encor réunir les familles.
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