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A un mètre du néant (Ralp'Oetry)

le samedi 21 juillet 2012, à 23:41. Posté par COLLECTIF (auteur : Ralp'Oetry)






    Car ici-bas le malheur a la farouche tendance
    De nous décourager et de nous lasser,
    Ses effets produisent des douleurs en permanence
    Douleurs qu’on ne saurait soulagées
    On ne les ressent pas, ces douleurs, on les respire.
    Oui, moi-même j’ai ces douleurs dans mon sang,
    Je vis en manque continue et a chaque fois, inédite
    C’est comme si l’insuffisance était mon unique chant ;
    De la tristesse, mon âme est devenue parasite
    Et les jours se suivent, demain sera pire.
    Partir à jamais serait une solution
    Et la sagesse me pousse à faire un choix
    Rendre mon âme avant la date est une option,
    J’irai là-haut, je suis là-haut, là où Dieu seul me voit
    Me jeter est la tentation qui tend vers le délire.
    Je suis à un mètre de tout perdre pour toujours
    Par tout, je veux bien dire : rêves, espoir et fierté
    Car malgré toutes mes luttes, je suis à ce carrefour
    Ou la réussite est toujours la dernière à visiter
    Elle est loin, mes pas ne sauraient y parvenir.

    Et soudain je me souviens du conseil du vieux
    Qui a passé toute sa vie dans la plus sombre misère
    Car jamais de sa vie il n’a été heureux
    Il a vécu sans passé, sans avenir, sans mère et sans père
    Mais il gardait son sourire et évitait son soupire.
    Il me disait que toute sa vie il a été amoureux
    De cette fille dont il ignore encore le prénom
    Que de toute sa vie il n’a jamais blasphémé les cieux
    Car c’est une grâce de vivre, et survivre est un don ;
    Vouloir rendre un cadeau est une attitude puérile.
    A un mètre du néant, à des milliers du bonheur
    J’ai compris que la foi est la meilleure arme, je l’ai en moi ;
    Je vivrai pour ceux qui m’aiment d’une telle douceur
    Que leur vie serait gâchée si je décidais d’aller loin de là ;
    Même dans la tempête, on aura besoin d’un navire.
    Et si comme moi, vous avez pensé à vous faire cette malice
    Ressaisissez-vous et aimez-donc ceux-là qui vous aiment
    Car voyez-vous, il y a une fenêtre dans le couloir du précipice ;
    L’amour et le bonheur sont récolte de la patience qu’on sème
    Patience, patience, oui je sais, je n’aurais pas du le dire…


    Ralp'Oetry
    http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=ralpoetry



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