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Dis-moi pourquoi faut-il tant d'ombres, tant de nuits
De cris, puisque ici-même est le vrai paradis
Regarde les enfants pour eux point de silence
Ils caressent la source, aspirant l’espérance
La mer est là, le ciel, le vert velours du champ
Contemple avec bonheur le beau rêve écumant,
Le vent aux mille odeurs transforme en poésie
Le moindre souvenir, l'ultime rêverie
Qu'il vienne encore avril à l'heure du couchant
Amoncelé le bleu sous le chêne charmant
La ronce porte des fleurs et la nuit des étoiles
Et la lune est si belle au milieu de ses voiles
Regarde devant toi la vie est un trésor
Prend la à pleine main, n'attends rien de la mort
Car vivre est une chance au jardin de la rose
Puisque l'espoir est vain pour l'homme qui repose
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