|
TOUJOURS, JAMAIS
Comme un arbre enraciné
Dans sa terre natale
Mon amour reste enfermé
Dans ta terre idéale.
Comme le caillou sur le chemin
Par le passant délaissé
Mon amour reste le grain
D’un orage déserté.
L’amour meurt de vieillesse,
Le mien est millénaire
L’autre n’a que jeunesse
Comme seul partenaire.
Moi, comme Mathusalem,
Le vieillard légendaire,
A toi je te crie :’’ je t’aime’’
Pour mille ans sans me taire.
Même si ma voix s’éteint
Avant la fin des ères,
L’écho de ma tombe tient
Mon cri hors de la terre.
|