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Mes pas foulaient le sol parsemé du feuillage
Que la fin de l’automne étalait devant moi
Et mon cœur se troublait sur ce chemin étroit;
Silencieusement, je suivais son sillage.
Puis j’écoutais le vent et son doux bavardage
Car les oiseaux avaient abandonné les bois
Me laissant seule avec mes « si » et mes « pourquoi » :
C’était jour de repos et de vagabondage.
Dans la forêt de pins restée un peu sauvage
Un écureuil cherchait à trouver quelques noix
Car si l’hiver est long, il ne craint point le froid :
Comme tout parait simple à le voir à l’ouvrage.
L’instant était propice à ce fameux voyage
Intérieur, dit-on, et quel que soit l’endroit,
Sachant que si l’on veut, on peut poser sa croix
Pour admirer le ciel se mêler au rivage.
La beauté de ce monde est mieux que son mirage;
Elle sait me troubler et me laisse sans voix
Et cet instant de Paix, qu’avec vous je partage,
Glisse sur le papier et par-dessus les toits.
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