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LE SABOT
Accroche au linteau ce modeste sabot,
Par un cordon de soie. Tu as pris mon ego,
Attaché tel un chien, je bois ta voix.
Mon esprit en émoi ne jure que par toi.
Telle des chrysalides dans leurs écrins,
Tes jolis pieds de fée peuvent s'y réchauffer
Caressés par mes mains aux douceurs attachées.
Je cherche tes pieds et vogue le chemin.
Sabots clopinent et sonnent les mâtines.
Le bois sonne le jour aux refrains de l'amour
Mon cœur n'y étant pas il déborde toujours.
S'étire et se tourne vers toi mâtine.
Sabots vous êtes lustrés par les doigts de mes mains,
Cela, je le sens bien, vous n'êtes point d'airain.
Et je vous envie lorsque je vous regarde,
Je serai mâle heureux si j'avais votre garde.
Comment rester de bois
Oh mon cœur en émois !
Laisse cette laisse et pose ton regard,
Sur l'univers qui est grain quelques parts.
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