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BRAS DE FER
Chaque jour de ses longues misères,
Il construit dans une noire terre,
Des mûrs qui tombent en poussières.
Patient, espérant, il bâtit,
Mais d'un infime souffle, le mal détruit,
Sa puissance, jour après jour, grandit.
Alors, il se réfugie dans sa prison,
Là où résonnent toutes ses déraisons,
La folie, la peur, l'horreur au diapason.
Il devient objet de ses angoisses,
Victime d'une immonde poisse,
Englué dans une païenne paroisse.
Le mal est en lui qui le ronge,
Qui investit, nuits et songes,
L'agonisant d'injures et de mensonges.
Le simple repos devient un enfer,
Fait de chaînes qu'il ne peut défaire,
A son réveil l'attend un nouveau bras de...fer.
PHIL LE 29.12 2011
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