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Dernier rempart
Comme un enfant qui craint l’horloge ensorceleuse
Au baiser mécanique, au sourire inquiétant ;
J’accroche un oreiller à mon cœur haletant
Pour ainsi confier mon rêve à la veilleuse :
J’invoque sa lueur en cachant le visage
Du cadran métallique accélérant l’effroi ;
Mon pas sort vainement de l’arène où j’ai froid
Car aussitôt la ronde ajuste son dosage…
Face aux divinités, au murmure infernal,
Avec un oreiller pour unique arsenal,
J’affronte encore un songe et ses grandes armées ;
Mais quand la nuit me tord sous ses crocs, sa liqueur
Engourdissant mon cri, mes lèvres alarmées,
Ton rempart doux commence à protéger mon Cœur…
(c) Sébastien Mercier - Juillet 2012 -
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