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Recherche de l’Amie: la Convenance.
…..Entre Socle et Voûte, Terre et Ciel, rocher, nuages, Jours, Nuits,
Ils pratiquent, les Mortels, les Parlants, entre Accord et Désaccord,
Entre Présence et Non-Présence, Formes, Transformations, dans la
Lignée tragique et brisée des Epoques, Commencements et Fins, la
Merveille et la Monstruosité de leur Monde, les Subsolaires, les
Sublunaires, les Uns, les Innombrables Solitudes….Piégés, abandonnés
Dans les Entours, les Circonstances et les Lointains, ils rêvent, les
Mortels, les Parlants, les Imagiers, consolation et gratification,
Reconnaissance, les Errants, Ô Cris, Torpeur, un éternel Veuvage
De Marbre et de Beauté, voyez la Boiterie, les contorsions, la Peine,
Acrobates en vertige, l’Effort pour être, voyez les yeux, la denture
Et les mains et le crâne et les pieds, la tunique de peau et le Visage
Ardent et l’incompréhensible Rire!…..
Que nous faut-il rejoindre ou retrouver dans le miroir des sources
Jaillissantes, toujours anciennes, toujours nouvelles, en quelle
Humanité, Ô Vieil Homme , pied enflé, Ô Face transhumaine,
Quel Moi royal, quel Soi divin, quelle Immortalité ou donnée ou
Conquise ou bien la pauvre flaque d’Humilité tremblante et
Indéfinissable? Chercher l’eau matricielle à quoi laver les infinies
Blessures, l’Arbre de Vie dont le fruit régénère, une terre profonde
Aux germes en attente des sèves nourricières, quelles épousailles
Avec la Nuit ou le Soleil, quelle Nature, quel Vouloir, que nous
Faut-il rejoindre ou retrouver?
Et que faire des bas-fonds, de la disharmonie sauvage de la Terre,
Du cri figé, sans fond, déraisonné, des corps figés au fond des tombes,
Que faire des flammes, brèves langues de feu des Jours où se brûlent
Les vies, que faire de la Souillure, des marques et des stries, que faire
De l’Abjection enkystée de toujours à la Chair, de l’Enfer des
Consciences mortelles, que faire de l’Usure et dans l’Egarement
Des routes bifurquées, du lacis indémêlable des chemins?
Existences de brume, fluviales, océaniques, aux tangages de vagues
Et de houles contraires, tourbillons minuscules et maelströms
Cosmiques, défiées toute Droiture et toute Rectitude, désormais
Harmonie inaudible des Sphères, orages, éclairs, spirales qui
Déplacent les lignes, Rumeurs cacophoniques venues du fond des
Ages, chancres, vortex purulents éclatés aux surfaces en ulcères
De sang, blessure inconsolable de la Chose perdue, abîme trop
Réel de la Mélancolie!…..
Un Temps désaccordé défait l’ordonnance des phrases, le lyrisme
Des Chants, sape la pierre des mots, heurte le Rythme en cris et
Fulgurances, zébrures mauves des plaies, lie-de-vin, Toujours
Pourtant, nous chercherons l’Ordo Mundi, Symphoneia, L’Amie, la Convenance!……
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