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Haute Vélocité ( Nouvelle Trépidante )

le lundi 06 août 2012, à 01:24. Posté par Loïc




    HAUTE VELOCITÉ



    Presque sans ralentir, McDermott tourne le coin du bâtiment et s’arrête enfin pour reprendre son souffle. Ses poumons sont en feu, et sa jambe blessée se rappelle en permanence à son bon souvenir. Il se penche en avant, les mains sur les genoux, haletant, et tente de réguler sa respiration. Quelques personnes passent devant lui et lui jettent des regards intrigués.

    McDermott regarde autour de lui. Même à cette heure, l’esplanade de La Défense grouille de monde, et le soleil au déclin change une tour vitrée en miroir éblouissant. Il baisse les yeux et grimace.

    Bon sang, Nick, où es-tu ? On n’a pas le temps !

    Une main se pose sur son épaule. En un éclair, McDermott passe la main dans sa veste et tire de sa ceinture le P99, qu’il braque à un cheveu du visage de l’arrivant, prêt à faire feu… et retient son geste de justesse en reconnaissant son partenaire. Il laisse échapper un soupir exaspéré.

    « Dammit, Nick ! Tu cherches à te faire tuer ?
    -- Je voudrais garder ça pour un autre jour. Allez, il faut filer ! La sécurité de Dynatek est toujours à nos fesses, et la police française aura bouclé la zone dans 5 minutes.
    -- Tu as toujours la puce ? »

    Le rouquin lève la petite mallette métallique.

    « On est inséparables. En route, Brad ! On n’a plus qu’une demi-heure pour atteindre le point d’extraction. D'abord l'hélico, et après c’est le jet jusqu’aux States. Tu te reposeras à Langley ! »

    McDermott prend une longue inspiration.

    « La Dodge est loin ?
    -- 300 mètres à peine, dans cette direction. Fonce ! »

    McDermott hoche la tête. S’ils parviennent à la voiture avant que la police ait monté les barrages, la Dodge Charger et ses 450 chevaux dévaleront les 50 km qui les séparent du point d’extraction en 15 minutes. Malgré le temps perdu à s’extirper du building Dynatek après le déclenchement prématuré de l’alarme, ils peuvent encore parvenir à l’hélico avec une confortable avance. Sinon, il faudra se terrer dans un hôtel délabré le temps que Langley organise un nouveau rendez-vous. Supporter les toilettes sales, l’alcool de kermesse, et Nick qui monopolise la télévision avec le National Geographic Channel pour regarder des serpents digérer des mulots. Non… Il faut se sortir de là à tout prix.

    Il s’élance à travers l’esplanade, suivi de près par O’Neil. Les gens s’écartent devant eux, quelques cris indignés fusent. Mais les deux Américains n’en ont cure.

    Ils sont en train de passer sous l’Arche quand un coup de feu claque, et McDermott ressent une terrible brûlure à l’épaule. Il perd l’équilibre et manque de tomber, mais O’Neil le retient. Ils se jettent au milieu d’un groupe de touristes japonais affolés, tout en tentant d’identifier la source du tir.

    « Je le vois, halète O’Neil. Le grand type là-bas, à 17h. Il nous fonce dessus !
    -- Mais… c’est…
    -- Oui, c’est l’Estonien. Ne t’arrête pas ! »

    Courbés en deux, ils cheminent aussi vite qu’ils peuvent entre les touristes qui s’éparpillent.

    « Il n’était pas censé être à Moscou pour les plans du MiG, celui-là ?
    -- Tu veux aller lui demander ? Les analystes se sont fait berner. Il est là pour nous, et pour la puce.
    -- Deux contre un… est-ce qu’on ne peut pas le neutraliser ?
    -- Quoi... lui ? Tu plaisantes ? En 2008, il a égorgé un vétéran du MI6 en Moldavie avec un porte-clés « Hello Kitty ». On n’a pas le droit de mettre en péril la mission. Ne t’arrête pas ! »

    Un nouveau coup de feu retentit, et McDermott jette un œil en arrière : le colossal mercenaire balafré gagne sur eux, fendant en ligne droite la foule terrorisée. A ce train, il les aura rejoints avant qu’ils aient atteint la Dodge. Malgré la douleur émanant de sa jambe et de son épaule, McDermott accélère encore l’allure. Il aura le temps d’avoir mal quand ils seront en voiture, à 160 sur les boulevards.

    « Là ! clame O’Neil. On y est ! »

    La masse agressive de la Dodge Charger se profile, encore à moitié masquée par un dernier bâtiment. Les deux hommes redoublent d’efforts. McDermott se retourne brièvement, juste à temps pour voir l’Estonien, emporté par sa course et son poids, rentrer tête la première dans un stand de souvenirs. Il s’abat au milieu d’un flot d’ours en peluche, mais contrôle sa chute, roule et se relève aussitôt, arrachant d’un geste rageur un thermomètre Tour Eiffel planté dans sa cuisse. Le colosse reprend sa course, pistolet levé, mais les Américains ont pris 50 mètres d'avance suppémentaires.

    « God dammit !! » s’exclame soudain O’Neil, en s’arrêtant si brutalement que son équipier manque le bousculer. Ils sont à la voiture… et un large sabot jaune orne la roue avant gauche du véhicule, tandis qu’un papier bleu et blanc est délicatement posé sur le pare-brise.

    « Nick !! Je t’avais dit de ne pas te garer sur une place pour handicapés !
    -- Trop tard pour regretter ! Je n’ai plus mon flingue, sors le tien ! Il nous faut un moyen de transport tout de suite ! »

    McDermott saisit son Walther P99 et s’élance dans l’avenue, flanqué d’O’Neil. En un instant, il a repéré une cible. Un jeune homme qui leur tourne le dos est en train de sortir d’une voiture bleue garée correctement. Tout en fonçant, McDermott jette un coup d’œil au coffre, qui arbore une sorte de lion argenté stylisé, ainsi que le nombre « 206 ».

    Connais pas. Peu importe, il faut qu’on rallie le point de rendez-vous dans moins de 35 minutes maintenant… et sans la Dodge.

    « Police ! hurle-t-il en français. Je réquisitionne ce véhicule ! »

    Il arrache les clés au conducteur pétrifié, et prend le volant tandis qu’O’Neil va à la portière passager. Ce dernier tire sur la poignée avec acharnement, faisant tanguer la voiture. McDermott regarde derrière eux : l’Estonien vient de tourner le coin de la rue et fond sur eux tel un guépard.

    « Nick ! Qu’est-ce que tu fabriques ?? Monte !
    -- J’essaie, mais ça ne s’ouvre pas !
    -- Les autres portes, vite !!! »

    O’Neil se jette sur la portière arrière droite, mais la poignée résiste également. En désespoir de cause, il parvient à ouvrir le coffre, bascule à l’intérieur et hurle à McDermott de démarrer. Ce dernier réagit à la seconde, et enfonce l’accélérateur. La voiture sort doucement de stationnement, et s’engage à son rythme dans l’avenue. O’Neil, sur le point de refermer le coffre, voit l’Estonien gagner sur eux à une vitesse alarmante.

    « Braaad ? C’est le moment d’accélérer !!
    -- Nick, je suis pied au plancher !!
    -- Brad, il nous rattrape ! Il faut que je descende pour pousser ?
    -- Puisque tu es si malin, tu n’as qu’à venir devant pour essayer de faire mieux que moi ! »

    Le véhicule prend de la vitesse, et parvient à doubler le vélo d’une vieille dame ; cette dernière jette un regard alarmé à l’homme hagard ensanglanté au volant de la voiture bleu nuit. Le yorkshire casé dans un panier sur le porte-bagage jappe frénétiquement.

    La vélocité de la poursuite commence à être difficile à soutenir pour l’Estonien à pied. Il lève son arme et fait feu par deux fois. La première balle manque O’Neil de quelques millimètres et frappe le hayon toujours ouvert, qui se détache et ricoche sur le goudron dans un fracas de ferraille. La deuxième rase la voiture et va toucher un Solex vintage qui arrive en sens inverse ; le conducteur perd le contrôle, vire et s’abat au milieu d’une gerbe d’étincelles tourbillonnantes. Le bicycle fait plusieurs tours sur le flanc et s’immobilise.

    L’Estonien est prompt à tirer parti de la situation. Tandis que la voiture des agents de la CIA accélère à la vitesse de 20 km/h, il se rue sur le Solex abattu, le redresse, et ouvre toute la puissance des 45 centimètres cube de la machine pour se remettre en course. Très vite, son accélération supérieure le rapproche des Américains. La face ornée d’un large sourire, le mercenaire pointe de nouveau son arme vers O’Neil, toujours dans le coffre ; ce dernier n’a que le temps de plonger par-dessus les sièges arrière pour éviter la balle qui percute la banquette.

    « Brad ! Il gagne sur nous !
    -- Je fais ce que je peux ! Je vais essayer de passer la seconde. »

    Aussitôt, un effroyable grincement de douleur s’échappe du véhicule, et O’Neil ressent les vibrations jusqu’au plus profond de ses entrailles. Un souvenir surgi des limbes du passé lui vient aussitôt : il se revoit en 1998, poursuivi, franchissant en urgence la frontière entre l’Ukraine et la Biélorussie au volant d’une Lada 2104 troquée à un paysan contre une poule (elle-même gagnée au 421 à un autre moujik).

    « La seconde bloque ! clame McDermott. On est fichus.
    -- NON ! Je sais ce qu'il faut faire. Reste en première, et accélère jusqu’à 30 si tu peux.
    -- Mais…
    -- Fais ce que je te dis ! »

    Les dents serrées, McDermott enfonce la pédale des gaz, se surprenant même à se pencher en avant, comme si cette position pouvait améliorer l’aérodynamisme du bolide. O’Neil saisit une ceinture de sécurité, l’enroule autour de son bras, et se tapit entre les sièges. La voiture se met à trembler de plus en plus violemment au fur et à mesure que l’aiguille du compteur approche de la vitesse fatidique. 25… 26… 27… Et soudain le miracle prévu par O’Neil se produit.

    Dans un joyeux tintement métallique, une petite vague de vis et de boulons s’abat sur le bitume, suivie de près par le pot d’échappement, le pot de détente et toute la tuyauterie entre les deux. Déjà bien trop proche, l’Estonien est pris par surprise, et tous ses réflexes de combat ne peuvent lui permettre d’éviter le flot mortel de pièces détachées : le pneu avant du Solex éclate en roulant sur un rivet, et le cycle motorisé se met sur le flanc pour la deuxième fois en dix minutes, catapultant le mercenaire contre une poubelle publique de couleur verte qui vibre sous l’impact.

    Tandis que, privée de son échappement, la 206 s’éloigne en vainqueur du champ de bataille dans un bruit d’avion de chasse, O’Neil se redresse. Un seul regard lui suffit pour constater que McDermott est aussi rigide au volant qu’un garde de Buckingham Palace.

    « Détends-toi, dit-il. Biélorussie 98. J’ai déjà fait ça. Tout ira bien tant que le carter ne tombe pas sur la route.
    -- Je… je ne sais pas ce que j’ai entre les mains, bredouille son partenaire. Tu me parles de Biélorussie 98, moi je pense au désamorçage de la bombe du Hezbollah au Madison Square Garden en 2007. Tu sais ce que c’est de savoir que la moindre erreur peut être fatale ? »

    O’Neil sourit, et place une main sur son épaule.

    « N’y pense plus. Garde une bonne vitesse de croisière de 35 km/h si tu le peux. A la première occasion, nous nous arrêterons pour récupérer quelque chose de plus rapide. Une Kangoo, une 4L – peu importe, ce qui compte est de continuer à avancer. C’est la règle n°1 dans notre job.
    -- Je ne sais pas, articule McDermott. J'ai peur qu'on explose si j'allume la radio.
    -- Alors n'y touche pas. Arrête-toi maintenant, si tu veux ; je peux prendre le volant.
    -- Les freins ne marchent pas.
    -- Tu n'as qu'à simplement cesser d’accélérer ; il ne nous faudra que quelques mètres pour caler. »

    A l’instant où McDermott lève le pied de la pédale des gaz, une sirène retentit brièvement derrière eux. O’Neil se retourne d’un bloc et découvre une voiture de police tricolore, toutes lumières dehors, qui leur fait des appels de phares.

    « Qu’est-ce que je fais ? lance McDermott. Je les sème ?
    -- Ne dis pas de conneries. » O’Neil laisse échapper un soupir résigné. « Oh, je sens que DeLanzio ne va pas aimer ça. Le boss déteste gérer les échanges. Et les gars de la DST vont rigoler comme des fous quand ils vont négocier notre retour à Langley. »

    La 206 ralentit, s’immobilise, et son moteur expire dans un dernier pet sonore. Bientôt une figure d’autorité portant casquette se profile à la vitre, et fait signe à McDermott, d’un mouvement circulaire de la main, de l’abaisser. Ce dernier tente d’obtempérer, mais la commande électrique ne répond pas. En désespoir de cause, il ouvre la portière.

    Une voix grave imprégnée d’accent du Sud l’accueille.

    « Bonjour messieurs, Gendarmerie Nationale. Est-ce que vous comprenez pourquoi je vous ai arrêtés ?
    -- Nous avons fait tomber quelqu’un en Solex, répond McDermott d’un ton résigné. Mais si ça peut vous consoler, c’était un terroriste international. Par ailleurs, je suis couvert de sang, mais je peux tout expliquer.
    -- Non, monsieur. » Le gendarme fronce les sourcils. « Vos feux arrières de fonctionnent pas. Permis de conduire et papiers du véhicule, s’il vous plaît. »




    Dim 5 Août 2012


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commentaires ( 9 ) (Ajouter un commentaire)
Loïc le lundi 06 août 2012, à 01:32
Afin de clarifier pour ceux qui ne comprendraient pas l'intention, cette parodie n'a (quasiment) pour but que de régler mes comptes avec mon ex-voiture, une Peugeot 206 bleue. Car si je pouvais récupérer tout ce tas de boue m'a coûté en 5 ans de réparations constantes, j'aurais de quoi me payer une villa sur la Côte d'Azur avec vue sur la mer et piscine à débordement.

Bref, la vengeance a été ici exercée, et je ne vous embêterai plus avec.

quercylibre le lundi 06 août 2012, à 11:07
Dis moi Loic cette pigeot elle est en or?
http://www.mespoemes.net/quercylibre

Loïc le lundi 06 août 2012, à 11:19
Non, elle est en plomb.

Amitiés Melifica !

domidom le lundi 06 août 2012, à 11:38
J'ai adoré, c'était un début prometteur, tout en suspense, auquel bien sûr j'espérais une suite... parodie ou pas, ta 206 m'a tenu en haleine.....
J'espère que tu as changé de voiture???
A bientôt....
Bisous Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom

Loïc le lundi 06 août 2012, à 11:57
Le début est semi-sérieux (si on connaît ses classiques, on voit bien les phrases "cliché"). Les deux derniers tiers sont du pur délire ; comme je disais à Imparfait hier, l'idée de deux agents de la CIA tentant de fuir dans le tréteau qui m'a pourri la vie pendant 5 ans était irrésistible...

Oui, j'ai changé de voiture, je disais bien dans mon com initial que la 206 était mon ex. Je suis retourné aux valeurs sûres et aux voitures incassables. Tu verras ma Ford Puma dans deux semaines ! et peut-être que si on a l'occasion, on pourra distancer un Solex.

Bises Domie !

http://www.mespoemes.net/cellox

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le lundi 06 août 2012, à 20:42
"Mc Dermott et O'Neil semblaient soudainement pétrifiés, incapables de la moindre répartie aux agents de l'Autorité publique. Même pas l'idée d'exhiber leurs cartes du State Départment. Et pendant ce temps là, l'Estonien s'éloignait, d'un pas tranquille cette fois-ci. Brad, ivre de rage, imaginait son faciès devenu rigolard. La poisse complète. Effondré, en retrait du véhicule, à l'arrière, il épelait, hébété la marque du véhicule, à côté de l'effigie, soudain grotesque du lion stylisé : "Pi-ou...djot...206". Ah la France, ses vins, ses fromages, sa gastronomie....mais ses ridicules automobiles incapables de rivaliser en esthétique et en technique avec les american Cadillac, Lincoln, les gros SUV ! Il contemplait ainsi le pauvre tas de tôle expirant qui venait irrémédiablement de compromettre leur mission, tout en pensant à cette nouvelle puissante et terrifiante de Stephen King donnant la vedette à une voiture. Ah, King ! Combien de fois franchissait-il le matin, le grand hall de Langley, foulant le marbre impeccable sur lequel était fièrement gravé "Centrale Intelligence Agency", un livre de Stephen King sous le bras, alors qu'il se rendait au debriefing quotidien de la Division of Operations....
Soudain, un tremblement métallique secoua le vieux tas de tôle français, et son moteur se mit à vrombir, un vrombissement ahurissant, comme celui d'un.....gros V8 ricain. Le moteur était pourtant à l'arrêt et Neil était à ses côtés, se dit Brad. Les phares s'allumèrent soudain, d'une étrange intensité lumineuse. Le vieil autoradio se mit tout seul en marche, les hauts-parleurs crachouillant le refrain d'un vieux succès frenchie "Capri, c'est fini, c'était la ville de nos premiers amours....".
"Holly shit !" jura Brad.
La masse métallique s'agita et les deux gendarmes, qui se trouvaient vers l'avant du véhicule eurent juste le temps de s'écarter. Dans un rugissement de moteur, la Piou-djott s'élança droit devant, à une vitesse vertigineuse, droit devant. L'estonien fut le dernier surprit, mais trop tard....
Sa dernière pensée fut pour Illona, une jeune dinde qu'il avait emballé lors d'une mission minable au Tatarstan. "
Excuse le délire impromptu et improvisé, Loïc. C'est manière de rendre un hommage appuyé à à trépidante nouvelle. "A bout de souffle" étions-nous, comme dirait Godard.
Comme je sais que tu es un grand fan de S. King, je n'ai pu faire l'impasse sur cette nouvelle (portée à l'écran par John Carpenter) où le véhicule diabolique portait le nom de Christine. Ôte moi d'un doute, tu n'appelais pas ta vieille 206 "Titine" ?
(Ami des animaux que je suis, mention spéciale au york sur le vélo de la mamie et à la poule biélorusse)
Amitiés, Loïc. Philip.

imparfaitlibre le lundi 13 août 2012, à 22:44
-Coucou!!!
Une belle vengeance que la tienne sur cette voiture que tu as essayé de me fourguer malgré tout!!!! rire
Aujourd'hui tu pleures quand TA titine souffre alors que pendant ce temps ta vieille 206 rigole des misères qu'elle a pu te faire!!!
Héhé qui se venge de qui???????
En tout cas, à 20 kms/heure, tes agents n'ont pas été flashé eux!!! et ils ne risquent pas de trouver un joli petit mot doux de la préfecture dans leur boite aux lettres en rentrant de vacances!!!
Héhé, qui se venge de qui??????

En attendant de rencontrer TA titine, celle que tu aimes sincèrement, fais-lui une bise pour moi!!!
Bises sincères et à samedi pour la fête!!!!!!!!!!!!!!!!!
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre

Loïc le mercredi 15 août 2012, à 20:12
Philip : Je vois bien que tu n'avais pas envie que ça s'arrête... mais avec une 206, qui ne cause d'ennuis à personne que si elle est au point mort et à l'arrêt (et encore, sur plat... parce qu'on ne peut pas faire confiance au frein à main), avec une 206 donc, il allait de soi que la course-poursuite n'allait pas durer bien longtemps. Ne te plains pas : McDermott et O'Neil ont déjà eu de la chance d'arriver à la faire démarrer.

Quant à ta courte suite, elle rend bien hommage à Stephen King, mais attention : il y a une inconsistance scénaristique. En effet, elle ne peut écraser l'Estonien en roulant "droit devant", puisqu'il est tombé derrière. A part ça, puisque je suis au courant, j'ai bien compris la référence cachée dans la chanson "Capri"... plutôt "la VOITURE de nos premiers amours" !

Tu as également commis une autre impardonnable erreur de lecture, dans les dernières lignes de ton com (et elle est sans doute plus grave encore) : la poule.

En effet, le gallinacé mentionné ne pouvait être biélorusse. Car j'ai bien dit qu'O'Neil avait troqué la Lada contre une poule pour pouvoir franchir la frontière entre l'Ukraine et la Biélorussie, non entre la Biélorussie et l'Ukraine. Il me semble donc indiscutable que la poule était de nationalité ukrainienne. C'est juste pour être précis ; ça ne change en rien ni les caractéristiques physiques, ni la valeur intrinsèque de la poule, qui reste égale à celle d'une Lada.

Ou d'une 206.

Amitiés Philip !

Loïc le mercredi 15 août 2012, à 21:55
Imparfait : Cette voiture démoniaque (Philip avait vu juste, même s'il avait un peu exagéré en la comparant avec "Christine" ... un peu) ne rira pas longtemps de moi. Bientôt, elle aura de nouveaux propriétaires qui pourront écouter à ma place l'équivoque sonorité "riiii-gnignignigni, riiiii-gnignignignignigni" quand ils voudront la mettre en route le matin pour partir au travail (surtout les jours où c'est important d'être à l'heure), ou pour sortir d'un parking de supermarché à 25 km de chez eux. Ils apprendront comme moi à ouvrir le capot (s'ils trouvent la commande impeccablement camouflée près des pédales, et si elle marche). Non, la 206 m'aura vite oublié, toute à la joie d'avoir de nouveaux compagnons de jeux.

Je ne les préviendrai pas (s'ils sont aussi bêtes que moi, ils méritent le même sort). Mais comme je ne suis pas un monstre, je vends avec (en plus du cric et de la roue de secours) une trousse de premiers soins, une boîte à outils complète, la liste de tous les garages de France, de quoi faire un feu de camp et chasser le chevreuil dans les bois pour survivre en cas de panne dans un coin hors réseau, un guide sur les bases du Zen, et une scie électrique qu'on peut brancher sur l'allume-cigare si le Zen échoue.

Quant à ma Titine, la seule, la vraie, elle te fait la bise comme moi et elle te dit à samedi.

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