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UN CERTAIN RETOUR.

le lundi 06 août 2012, à 13:28. Posté par pesoa


    UN CERTAIN RETOUR.

    LE VERNIS SE CRAQUELLE,
    SE RABOUGRIT,TELLE,
    UNE POMME, UNE PEAU DE CHAGRIN,
    QUI PAR UN DE CES SOMBRES MATINS,
    OU L'HIVER EMBRUME
    LE CORPS ET L'ESPRIT, SOUS L'ECUME;
    AU SORTIR D'UNE NUIT SANS LUNE;
    OU LES DEMONS EN ROBES DE BURE BRUNE,
    S'ATTACHENT UN INSTANT ENCOR,
    A JOUER PERFIDEMENT,
    AVEC L'ENFANT QUI DORT.

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commentaires ( 5 ) (Ajouter un commentaire)
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le lundi 06 août 2012, à 16:40
Eh, oui, chère poétesse, à bien y lire, il y a dans le choix et l'assemblage de tes mots ce mordant qu'avait Pessoa dans ses écrits et ses poèmes. Le style court et concis de tes poèmes convient parfaitement, je ne verrais moins bien écrivant des alexandrins. Là, ce sont parfois des mots "coup de poing" qui servent l'idée, dans son ensemble ET dans le détail. Voici, dessous, un très beau poème de Pessoa, traduit en français, que je pense tu apprécieras :
"Je ne sais. Une sens me fait défaut, une prise
sur la vie, sur l'amour, sur la gloire...
A quoi bon une quelconque histoire,
un quelconque destin ?

Je suis seul, d'une solitude jamais atteinte,
creux en dedans, sans futur ni passé.
Sans me voir, semble-t-il, s'écoulent les instants,
mais ils passent sans que leur pas soit léger.

Je prends un livre, mais ce qui reste à lire déjà me lasse.
veux-je penser, ma conclusion d'avance me fait mal.
Le rêve me pèse avant d'être rêvé. Sentir
a terriblement l'air du déjà vu.

N'être rien, être une figure de roman,
sans vie, sans mort matérielle, une idée,
une chose que rien ne rende utile ou laide,
une ombre sur un sol irréel, un songe épouvanté..."
Bien cordialement. Philip.

PESOA le lundi 06 août 2012, à 17:55
AVOIR BEAUCOUP SOUFFFRT , ET AVOIR COMPRIS UNE CERTAINE 'IDEE?° QUE L'ON NOUS A DONNEE, POUR ENFIN CONNAITRE CE VIDE ET CE TROP PLEIN QUI S'APPELLE LA VIE!

PESOA le lundi 06 août 2012, à 18:02
QUAND A PESSOA , il ETAIT PEUT-ETRE UN PEU NIHILISTE? MAIS CERTAINEMENT VISIONNAIRE

domidom le lundi 06 août 2012, à 21:12
Quel beau passage(n'être rien,être une figure de roman).....
Que sommes-nous en réalité, bien peu de chose, de grands rêveurs, des insatisfaits, pourtant, les peines, les désillusions et la souffrance nous aide à grandir et surtout, donne une autre valeur au sens de notre vie...
Amicalement....
Domie...

QUI NE TUE PAS RENFORCE, MAIS A QUEL PRIX? le mardi 07 août 2012, à 19:29
BIEN SUR TOUT A ETE ECRIT , DIT OU MIS EN IMAGE, N'EST CE PAS L'ETERNEL RECOMMENCEDMENT?
LE DEBUT D'UNE SUITE QUE NOUS NE SAVONS PAS, ET C'EST SI BIEN COMME CELA
POURQUOI EN POESIE CHERCHER ? LES IDEES SONT LA .
LE CHERCHEUR ES SCIENCES LUI CHERCHE ET HEUREUSEMENT PARFOIS TROUVE (VOIR LES DERNIERES DECOUVERTES SUR LE VIRUS H.I.V AVEC EUX TOUT AVENCENT, nous ne sommes que des passeurs

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