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Je marche dans les rues ensoleillées
, des pas sur le bitume ensanglanté.
J'ai un regard fixe sur l'horizon
et les chiens aboient mon pardon .
La lumière du matin est teintée de Lune .
Je marmonne des rengaines , d'anciennes runes .
C'est une étrange et funeste procession ,
des chats miaulent à l'unisson .
Je vois parfois des âmes égarées ,
bouffies de sommeil , maltraitées. .
Elles hurlent alors des paroles confuses
, elles volent sur le vent qui fuse .
Je parle moi aussi dans l'ouragan
, des cris de malheurs , des mots de tourments .,
des paroles inutiles pour la mouette , le goéland .
Ils ne répondent que le néant .
Je m'autorise à saluer les nuages ,
les grands , les petits , ils sont sages .
Mes pieds traînent vers l'infini .
Ils décident de me faire envie .
C'est un rayon qui me salue
, doré , sur la mer qui remue .
Toutes les vagues applaudissent
, peut être qu'elle attendent Ulysse .
Et du vert , du bleu , des sons pales ,
des couleurs d'azur distraient mon mal .
J'ai l'honneur de la brume marine
qui flotte doucement d'humeur mutine .
Les gris clairs d' oiseaux de mer planent .
Ils me trouvent pire qu'un âne .
Alors je m'étends sur le sable blanc
, le regard vers le ciel , j'écoute le temps .
Mes pensées s' apaisent dans le souffle du vent .
Je m'endors , enfin , tel un enfant .
Je rêve une fois encore de toujours
Je fredonne lentement une chanson d'amour .
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