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Le soleil rêvait encore
quand parut
du soir multicolore
l'inconnu
auréolé de lumière.
et je l'ai reconnu.
Oui j'ai su
que je découvrais un frère.
Refrain
Chaque soir je l'attends, assis devant ma porte,
lui, l'inconnu qui surgira
du bois noir de la nuit
dans le vent qui m'apporte
parfois, sans s'arrêter, un air d'harmonica.
Entre et mange. Ma demeure,
tout ici
est à toi.Voici l'heure
du ciel gris.
Je vais te montrer ta chambre.
Reste autant que tu veux.
Fais du feu
du sapin noir de septembre.
Au refrain
Lorsque la nuit est tombée
sur le bois,
elle s'en est allée
de chez moi.
C'était fête en ma demeure.
Je riais tant et plus.
L'angélus
à l'horloge était à l'heure.
Au refrain
"Cà me change de la ville
qu'il m'a dit-
Chez toi c'est bien tranquille.
J'apprécie".
Le feu de la cheminée
dansait dans ses cheveux.
Dans ses yeux
brillait la lampe allumée.
Au refrain
Mais l'aurore à peine née,
Petit Louis
prit sur la cheminée
ses habits.
M'a dit: "Merci. Bonne chance."
N'a rien voulu savoir
et ce soir
ma solitude est immense.
Au refrain
Il fait triste en ma demeure
où n'est plus
celui-là que je pleure
l'Inconnu.
C'était mon ami,mon frère,
l'appui de mes vieux jours.
et toujours
je suis seul en ma misère.
Au refrain
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