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Je me suis levé tôt pour ce dernier matin.
Quatre coups grelottants ont traversé l'espace.
Et l'aube qui m'accueille et la nuit qui m'enlace
Semblent, toutes les deux, apaiser mon chagrin.
Une page se tourne et un amour trépasse.
La rose s'abandonne et cède à son destin.
J'entends déjà sonner mes pas sur le chemin.
Il est des souvenirs qui jamais ne s'effacent.
La cascade du toit a tari son babil.
Capi, vieux compagnon, s'inquiète en son chenil.
Le bonheur fuit d'un trait et, goutte à goutte, l'heure.
Tout est à l'unisson pour mon proche départ.
Et dans le matin bleu que voile le brouillard
Le vent se fait caresse et le dimanche pleure.
Etables sur mer (22)Juin 1958
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