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La nuit ma respiration est saccadée,
C'est le seul moment où je peux penser,
Il n'y a que dans ce moment que je réalise,
Et que mon passé je le visualise ...
Je m’effondre bêtement, étouffant mes gémissements,
La seule chose que j'arrive à dissimuler comme avant ...
C'est là que je me rends compte de ce que j'ai perdu,
Et que je comprends que ma vie n'est plus qu'un résidu ...
La façon utopique avant que j’avais de voir les choses,
Et celle que j'ai maintenant, catégoriquement s'oppose,
Le regard extérieur qu'à cette situation je donnais,
Si un jour ça devait m'arriver ...
Était de ne pas m'attarder pour éviter de cauchemarder,
Je m'étais promis de me liquider ...
Mais depuis que je le vis rien n'est inchangé,
J'ai choisis de faire semblant d'exister,
Semblant d'être faite de pierre,
Cette douleur, impossible qu'on la déterre ...
Parfois certains détails m'y font repenser,
Et ça me rend névrosé, j'aimerais tout fracasser,
La personne que j'étais n'est plus,
En chemin elle s'est perdu ...
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