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Certains soirs, le feu transpire sans crier gare, il survolte nos cris, tous ceux qu'on laisse à la traîne, jamais voir en eux de vieux débris. Le temps nous conduit trop à l'abandon de ce qu'on a le plus chéri mais la vie nous force à avaler ses hameçons, on ravale ses cris. Bien sûr, on s'est fait une raison, c'est le vieux sens commun qui le dit, mais putain pourquoi abandonner nos visions, avant mon esprit n'était pas un taudis. J'y ai laissé s'infiltrer trop de poussières et si les anges se sont tus, leur chant ne s'écoute pas d'hier, la force vit toujours si on l'a entendue.
Sauvez-nous, sauvez-vous, ne laissez pas de coupables passions vous traquer, vous inviter à l'abandon, fuyez ces forces destructrices car sous couvert de raison elles accouchent des pires vices.
Battez-vous si vous voulez votre vie plus belle, elle respirera cette beauté dérangeante et cruelle, du bout des lèvres vous en goûterez le sel, pendant longtemps il assurait la conservation , mais à présent le froid "remplit cette fonction".
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