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L'être que nous étions...

le vendredi 31 août 2012, à 15:07. Posté par fanch


    Porté par le silence, aux instants solitaires
    De journées infinies où il va s'étiolant
    Empêché par l'ennui et ses rituels austères,
    L'être que nous étions se meurt d'être un enfant.

    A se vouloir empreint d'une idée d'avenir
    Pour s'enfuir du réel, de ses désirs mouvants
    Sans savoir pour autant comment s'appartenir,
    L'être que nous étions se meurt d'avoir vingt ans.

    En se plaisant de vivre au gré de l'ordinaire
    Et de rêver d'Histoire ou de destin si grand
    Qu'il demeure captif de son imaginaire,
    L'être que nous étions se meurt de l'air du temps.

    Ignorant des mystères et possibles d'une âme
    Qui sauraient attiser son esprit vieillissant
    Et retirer du cœur meurtrissures et squames
    Sans que l'on ait besoin de prier en chantant,

    L'être que nous serons se meurt dés à présent…

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commentaires ( 2 ) (Ajouter un commentaire)
DIDOU le samedi 01 septembre 2012, à 06:19
BONJOUR je suis bouche bée, l'écriture et légère et profonde à la fois, c'est magnifique à lire, on se sent porter par cet etre que nous étions... MERCI pour ne faire partager ce poème fort et féroce mais aussi ou la douceur à toute sa place...
amitié didou

José le samedi 01 septembre 2012, à 08:55
De très jolis vers empreints de mélancolie et d'impuissance face à un amour qui ne souffre plus ses habitudes.
Amitiés.

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