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Le temps des tribuns
Je vais écrire quelques vers sur la politique
Certes, ce ne sera pas des quatrains lyriques,
C’est en quelque sorte une profonde réflexion,
Sur des personnages qui ont de l’expression.
Comme certains parlent sans vergogne de clarté,
Comme certains parlent trop souvent de liberté,
Ils se considèrent comme des êtres supérieurs,
Ils ne sont qu’à mes yeux que de véritables bluffeurs.
Parler de l’amour quand on n’aime que son ombre,
Parler pour ne rien dire dans des discours sombres,
C’est une grande maladie de parler pour ne rien voir,
Mais moi, j’ai encore le droit de comprendre et de savoir !
Au premier semblant de victoire ils s’admirent,
Ils sont généreux et pactisent dans leurs dires ;
Certes, il y a des abjects délateurs dans la maison
Sous des mines d’amis avec des congratulations !
Dans la spirale d’un éventuel succès, ils sont tous sourires,
Ils triomphent comme des fanfarons en délires ;
Je suis…, je sais…, je veux…, que de mensonges
Qui sont greffés à jamais dans leurs chairs…d’anges !
Ils font du chantage, ils sont pitoyables, ils sont arrogants,
Ils sont tire-bouchonnés de respect sans prendre de gants ;
Ils détiennent les clés de l’armoire aux mascarades,
Ce sont les tribuns de la politique en débandade.
Mais moi qui n’ai qu’une seule arme pour me défendre,
C’est mon choix politique de ma voix pour répondre
A leurs paroles qui m’ont poussé au déshonneur,
Dans le blasphème et la mascarade de l’horreur !
Voilà la jolie France que l’on me propose
Dans la paix du mensonge qui est peu de chose ;
Adieu tribun, rentre dans la solitude et le silence,
Tu te nourriras de tes artifices en apparence.
André Dauphin, avant de mettre mon bulletin de vote dans l’urne
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