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La nuit cache ses blessures éclairées, les voix caressées murmurent le fol espoir, corps et âmes digérées, atteintes atteintes, éclatées, sous l'écorce maudite des attentes interdites.
Soufflant le bel aurore mordoré, la douce folie des étangs soulevés, l'eau s'évase en cascade, étage sa fraîcheur, les diamants roulent ce tapis noyé, l'éclat de ses mille pépites d'argent allume des sourires de venues.
La terre ferme ouvre notre esprit, le corps se souvient, un ailleurs inviolable, martyr muré. Jets de rires et de paroles, une soif ardente charpente, nubile. La biche aux abois n'écoute plus la transe veinée au goût moisi, l'imminence souffle sur mes pierrades brûlantes, la vapeur aquarelle glisse sur les couleurs mates, s'échappe en sources lumineuses, trop longtemps vannées, pénètre l'amour suivant sur un mode majeur.
Trace nos regards d'nvisibles liens, l'énergie brûlante souffle ses sillages vifs, la passion ne se meurt qu'un instant, promis, s'oublie et sait ne plus se tenir aux abords vermoulus. L'abscence de foi interdit le prétoire, mais le coeur se revisite, en toute attente.
Nos visages font le voeu de silence, nos yeux se gainent d'un voile d'amiante, soyons discrets, nous sommes si fragiles, l'ennemi écoute nos portes, il en a tant fermées.
1994
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