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Quand j aurais épuisé et essoré chaque mot
De son moindre sens, trouvé la faille infime
Et les secrets les plus intimes de ses vérités
Elevé le plus insignifiant d'entre eux, aux cimes
Quand j'aurais noirci chaque bout de papier
Chaque morceau inanimé à ma plume détrempée
Quand j aurais allumé la moindre éphémère
Etoile, bercé tous les rayons de lumière
Quand j'aurais ajouté chaque consonne
Aux voyelles qui pour les sourds ne sonnent
Gravé tous les chemins de leur sonorité éternelle
Visible et Limpide à ceux qui sont privés d elles
Alors je pourrais ensemencer le chant d'à côté
Lorsque j aurais cueilli les printemps, les étés
Engrangé les automnes et apprivoisé les hivers
Vous pourrez inscrire en pensées dernières
"J'aurais été" au creux de la poussière
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