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L’infiniment petit dans l’infiniment grand
ou l’infiniment grand dans l’infiniment petit?
Larmes aux yeux, gorge nouée
la peur au ventre et le cœur qui s’emballe.
Vertige, je te salue!
Peur plaisir, amour panique. Mille ans?
Dix mille ans? Quarante ans? Dix ans?
Je ne sais plus, je ne sais pas
quel âge a ma peur, quel âge a mon amour.
Vertige, je te salue!
Peur de naître, n’être rien que ces années enfuies
que ride le temps, rien que des ronds dans l’eau
image floue balayée par le vent.
Crache là! La vie s’en va.
Vertige, je te salue!
Etat d’urgence, impermanence, souffle retenu.
Peur amour, plaisir panique .
Suis-je capable de moi?
Serai-je capable de toi?
Vertige, je te salue!
À contre-jour, à contre-nuit, tout me touche en toi
tout m’appelle, me provoque, me chavire m’étreint
me déchire, me retient
près de toi sans jamais m’obliger.
Vertige, je te salue!
Tu peux venir tremper la plume de ton rire bleu
Dans l’encre de mes larmes
Tu peux venir graver les flammes de ton regard
dans la chair de mes mots à vif.
Vertige, je te salue!
Tu peux venir caresser mes envies,
labourer mes désirs, tu peux venir
je serai avec toi, à t’espérer, à t’affoler
à te chérir, à te bercer, à panser tes blessures
Vertige, je te salue!
Tu peux venir, je suis prête,
Qu’il soit blanc, qu’il soit noir,
à partager ton pain, à courir tes chemins.
Mais serai-je capable de toi?
Vertige, je te salue!
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