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Ville

le mercredi 05 septembre 2012, à 11:14. Posté par odradek


    Au reflet cadencé de nos pas fouineurs, le rythme lumineux de cette ville muette sonne sous nos yeux chassieux. Les chasseurs de furtive éternité regardent vivre les yeux indociles de cette cité enfin retournée. Ces guetteurs inopinés, toujours à l'affût d'une étrange expérience, puisent dans les ombres trafiquées le goût vif de l'inanimé. La ville est muette, étagée, on cherche sa ligne de mire, et l'on veut tapi dans l'ombre, de quoi saoûler notre âme, une corde, un soufflet, tout ce qui s'attache au drame.

    On soigne sa mélancolie, lourdement harnaché, on a du poids sur les épaules, de la peine à tordre, des espoirs qu'on frôle, une vie à aimer, mais il faut l'approcher, cette lueur empreinte de timidité. Elle a toujours peur de s'éteindre, son sommeil est léger, elle a si peur d'éteindre, nos espoirs vacillants, nos lames d'amants, nos larmes d'enfant, elle a si peur d'enfreindre.

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