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Un beau soir, un matin tu t'regardes de travers
T'as des yeux fouineurs qui tapissent ton âme
Tu t'dis qu'si tu tiens c'est surtout par les nerfs
Tu t'dis qu'si tu tiens c'est à cause d'une femme
Mais t'en crois rien, tu t'sais trop en loques
A boire du dégoût au fond d'ton impasse
T'as les crocs noyés dans la vinasse
Et tu t'tiens là, tout de briques et de bocks
T'es là a suspendre ta foi
Cette indigne maîtresse
Alors à genoux tu pleures et tu te blesses
T'as les os qui grouillent et te pressent
Qu'importe la vie sans caresses
Qu'importe la vie si en toi elle se blesse
Tu t'regardes mourir t'es même plus un amant
Y t'reste plus pour vivre qu'un ou deux serments
Alors tu t'accroches à tes cris tes chicanements
Mais t'es chassé du monde des vivants
T'es classé voilà tout au revers des amants
T'es viré voilà tout d'la patrie des aimants
Y t'reste plus qu'un goulot à soulever
Plus qu'un goulot pour t'étrangler
Noie ton ivresse mon âme dans l'oubli
Oublie ses caresses ses flammes de ta vie
La vie ne fait pas de cadeaux à ceux qui l'aiment trop
C'est une maîtresse fantasque qui crache sur le beau.
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