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Chasseurs d'âmes humaines, ils happent les consciences, possèdent cette satanique aisance, il est facile de tomber dans leurs rêts, tu n'es plus qu'un 'étais".
Devant toi miroite un monde délétère, mais depuis combien de temps tu erres, ta pauvre âme à genoux se blesse, le désespoir t'aveugle, plus durement il t'oppresse.
Tu acceptes leurs griffes, par faiblesse, alors comme un fou tu tends ta propre laisse, elle te mord, t'arrache la peau, tu n'as plus la force de vivre dans cet enclos.
Affaibli, tu acceptes cette main qu'on te tend, tu ne vois pas à quel point elle ment, le cercle vicieux s'installe, tu vas cotoyer le mal.
Naïveté, douleur et inconscience se lient, tu creuses ton malheur, ils rient, tu viens de marcher dans leurs pas, pour quelques festins de roi.
L'engrenage pose ses lames et te broie
Longtemps tu auras froid
Trop heureux te t'avoir piégé
Tous les moyens sont bons pour t'emmurer.
Ils manipulent les êtres, par convoitise, tous les jours gagnent un pas, brisent, mais un jour le présent te rattrape, l'avenir dérape, le passé ne te laisse pas t'échapper, tu rejoins les aliénés.
L'avenir comme toujours te frappe, il continue son oeuvre mortelle, le malheur revient chercher sa victime, monte sur l'autel, paie ton crime.
Les vrais coupables, bien à l'abri dans leurs draps, plantent sur leur long chemin, une nouvelle croix.
Tu dois payer, la faute te rentrer dans la chair, le lourd maillet s'écrase, condamne ta misère, tu n'est pas mort mais en a déjà l'air, il glace ton esprit, ton coeur se serre.
Quelques années à en baver, l'enclos t'as rejoint, plus amer, la vie continue de te miner, monte en galère.
Cette lourde erreur crève ton coeur. Ton présent se tord, l'avenir est mort. Les fleurs du mal, ce lierre si vivace, te grimpent au cerveau, qui peu à peu s'efface.
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