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Je donnerai au vent l'inconstance des heures
Inertes et dédiées aux années qui m'aliènent
Pour m'offrir aux courants où le désir affleure
Le souffle libertaire que mes pensées retiennent.
Je donnerai au vent les regrets inutiles
Qui me gardent captif, perdu en labyrinthes
Et j'en espèrerai que mon cœur se décille
Une fois disloqué le corps de mes astreintes.
Je donnerai au vent mon ordinaire étale,
Vertueux d'allégeance aux esprits conformistes,
Pour qu'un puissant mélange d'humanité primale
Exalte de passions une âme que j'attriste.
Je donnerai au vent le vide de l'absence,
Esquisse d'un néant que déjà l'on consomme
A se sentir glisser en terre de silences
Ou n'avoir pas vécu ce que rêvent les hommes,
Pour être à l'unisson du temps des résiliences.
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